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Campbellton manque de pompiers, selon leur syndicat

La caserne de pompier de Campbellton. Un camion est stationné devant.
Le syndicat atteste d'ailleurs que les édifices de Campbellton sont vieillissants, ce qui fait augmenter le risque d’incendie. Photo: Radio-Canada / Serge Bouchard

Le syndicat représentant les pompiers de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, presse la Municipalité d'en embaucher davantage. « La sécurité du public est en jeu », affirme-t-il dans un communiqué.

À l’heure actuelle, il n’y a qu’un seul pompier permanent en poste par quart de travail, explique le représentant du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), René Doucet.

Lorsqu’un appel d’urgence survient, ce pompier se rend seul sur les lieux dans un camion. Aucun autre pompier n’est appelé en renfort avant qu’il confirme que cela soit nécessaire, précise M. Doucet.

De notre point de vue, il devrait y avoir un minimum de deux pompiers sur les lieux de la station par relais, donc deux de jour et deux de nuit, affirme le représentant syndical, joint par téléphone.

Cette situation survient à la suite de départs récents de pompiers. Trois postes n’ont pas été remplacés, déplore le syndicat.

Des délais de réponse risqués, soutient le SCFP

L’organisation syndicale rapporte qu’il y a eu récemment des situations d’urgence où le manque de ressource a causé un risque pour la sécurité.

Ça crée un délai, parce qu’il y a seulement un camion et un pompier sur les lieux avant qu’il puisse rejoindre quelqu’un d'autre. Il doit [ensuite] se présenter au poste pour ramasser le deuxième camion et se rendre sur le site, explique René Doucet.

Notre temps de réponse est loin d’être satisfaisant. Nous arrivons trop tard sur les lieux et souvent, nous ne rencontrons pas les normes de la NFPA (National Fire Prevention Association), qui recommande un minimum de 4 pompiers par camion lorsque l’on répond à un appel, déclare Chris Day, président de la section locale 76 du SCFP, dans un communiqué de presse. La NFPA est un organisme américain.

Les deux représentants syndicaux sont assis et regardent la caméra.Chris Day, président de la section locale 76 du SCFP (à gauche) et son collègue, René Doucet (à droite). Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

On comprend qu'avec quatre pompiers sur les lieux, s'il n'y a pas d'alarme, ça peut devenir dispendieux. Mais avec deux pompiers, [...] s'il y a des situations précises, ils peuvent mieux y répondre, ajoute son collègue René Doucet.

La municipalité reçoit près de 200 appels d’incendie par année, toujours selon les données du SCFP.

Campbellton répond par communiqué

Par communiqué, la Ville de Campbellton affirme que des changements démographiques l'obligent à réviser l'ensemble de ses services. Le déclin de la population, combiné à une baisse des revenus, oblige la ville à s'adapter, peut-on y lire.

Elle indique qu'avec les conseils d'un consultant en restructuration, elle a décidé de maintenir une équipe réduite de pompiers permanents et d'accroître les responsabilités et la formation des pompiers volontaires.

Nous réalisons cependant que le changement est difficile pour les employés, indique la mairesse, Stéphanie Angelarth-Paulin, toujours par communiqué.

La Ville de Campbellton n'a pas souhaité accorder d'entrevue à Radio-Canada.

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