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Les tests psychologiques en prison discriminatoires à l'égard des Autochtones, dit la Cour suprême

Prise de vue de la devanture du plus haut tribunal du pays.
La Cour suprême du Canada. Photo: Radio-Canada / Philippe Turgeon
Radio-Canada

Les tests psychologiques menés en prison violent les droits garantis aux prisonniers autochtones par la Charte canadienne des droits et libertés, a tranché la Cour suprême.

Dans une décision rendue mercredi, la plus haute cour du pays a accueilli favorablement les arguments de Jeffrey Ewert, un détenu autochtone qui avait contesté la fiabilité des tests psychologiques menés en prison.

En 2015, il avait argué en cour fédérale que les tests du Service correctionnel du Canada avaient nui à ses chances de libération conditionnelle et affirmait qu'ils n'étaient pas adaptés culturellement aux Autochtones.

La cour lui avait donné raison, mais la décision a été par la suite annulée, incitant l'homme à se rendre jusqu'en Cour suprême.

Né d'une mère métisse et d'un père britannique, Jeffrey Ewert a été adopté par une famille non-autochtone à Surrey, en Colombie-Britannique.

Il écope d'une peine de plus de 30 ans dans des établissements à sécurité moyenne, purgeant deux peines perpétuelles pour meurtre au deuxième degré, tentative de meurtre et évasion.

En 2016, 26 % des détenus dans les prisons fédérales étaient autochtones, alors qu'ils ne représentent que moins de 5 % de la population canadienne.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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