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Le procès d'un Ontarien blanc accusé d'avoir tué un Autochtone est suivi de près

Un homme sur un trottoir.
Peter Khill alors qu'il sortait du palais de justice Photo: La Presse canadienne / Colin Perkel
La Presse canadienne

Le procès d'un Ontarien blanc accusé d'avoir tué un Autochtone qui s'apprêtait, selon toute vraisemblance, à voler sa vieille camionnette s'est amorcé mardi à Hamilton, sous l'oeil attentif des leaders des Premières Nations.

L'affaire n'est pas sans rappeler le procès - et l'acquittement - d'un agriculteur blanc de la Saskatchewan accusé du meurtre d'un jeune Autochtone, Colten Boushie, qui s'était introduit sur sa propriété avec des amis, semble-t-il, pour y voler une voiture.

Lundi, les candidats jurés au procès en Cour supérieure à Hamilton ont d'ailleurs été invités à se demander s'ils pourraient demeurer impartiaux, compte tenu des enjeux de racisme dans cette affaire.

Dans ses déclarations préliminaires, mardi, le procureur de la Couronne James Nadel a rappelé aux jurés que Peter Khill avait abattu Jon Styres, âgé de 29 ans, au petit matin le 4 février 2016, devant la maison de l'accusé, dans un quartier rural de Hamilton. Me Nadel a soutenu que « ce meurtre n'aurait jamais dû se produire ».

Les jurés ont appris que Jon Styres, de la réserve des Six Nations d'Ohsweken, tentait de voler la vieille camionnette de 15 ans de l'accusé, dans l'entrée du garage. Le procureur a noté que le canon du fusil de chasse de M. Khill était pointé à moins de quatre mètres de la poitrine de la victime.

Dans de brèves déclarations préliminaires, l'avocat de la défense, Jeffrey Manishen, a admis d'emblée que son client, qui a plaidé non coupable à l'accusation de meurtre au deuxième degré, avait tiré deux fois sur John Styres avec un fusil de chasse, et qu'il l'avait tué.

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