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Le SCFP demande à Telus d'embaucher de la main-d'œuvre locale

Trois représentants du SCFP en conférence de presse
Plusieurs membres du syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) réclament des retombées économiques concrètes pour la région en lien avec le projet du déploiement du réseau Internet en Basse-Côte-Nord. Photo: Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau
Radio-Canada

Des membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) réclament des retombées économiques concrètes pour la Côte-Nord en lien avec le projet de 23,3 millions de dollars pour le déploiement du réseau Internet haute vitesse dans les 14 communautés isolées de la Basse-Côte-Nord.

Un texte de Émile Duchesne

Les représentants du syndicat veulent que les entreprises nord-côtières obtiennent leur part de contrats dans ce projet de développement des services de téléphonie cellulaire et d'Internet haute vitesse en Basse-Nord, qui est financé à près de 95 % par les gouvernements fédéral et provincial.

Ils veulent que le gouvernement oblige Telus à avoir recours à de la main-d'œuvre locale, lorsqu'elle est présente dans la région. Le vice-président au conseil provincial du secteur des communications au SCFP, Bryan Leclerc, estime qu'il y a des entreprises et de la main-d'œuvre qualifiée sur la Côte-Nord disponibles pour travailler sur ce chantier qui devrait débuter en juillet.

Des travaux comme tels, je vous dirais, ça serait plus un travail de construction, excavation, déroulement de câbles qui pourrait être faits par de la main-d'œuvre locale.

Bryan Leclerc, vice-président au conseil provincial du secteur des communications au SCFP
Bryan Leclerc en entrevue.Bryan Leclerc est vice-président au conseil provincial du secteur des communications au SCFP. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le syndicat a rappelé ce qui s'était passé en Gaspésie en janvier 2017 lorsque des monteurs de lignes au chômage avaient manifesté leur mécontentement, parce que Telus avait confié des contrats à des compagnies qui employaient des travailleurs de l'extérieur de la région.

Telus avait rectifié le tir en donnant des contrats à des monteurs de lignes gaspésiens, mais le syndicat ne veut pas que le scénario se répète sur la Côte-Nord, affirme le président du SCFP pour le Québec, Denis Bolduc.

Avant le déploiement, on sonne l'alerte, on lève le drapeau, on dit faite attention à ça et ce qui est fait dans la région, donner le aux travailleurs et aux travailleuses de la région.

Denis Bolduc, président du SCFP au Québec
Denis Bolduc en entrevueDenis Bolduc est président du SCFP au Québec Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

De son côté, la compagnie Telus affirme qu'elle est en phase de planification et qu'elle va considérer l'embauche de main-d'œuvre locale, comme elle le fait dans le cadre de déploiements de réseaux en région.

Avec les informations d'Alix-Anne Turcotti

Côte-Nord

Télécommunications