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L’avenir du marché noir du cannabis : des experts albertains divisés

Deux mains tiennent un bol rempli de cannabis.
La Ville de Calgary a reçu plus de 250 demandes depuis l’ouverture du processus le 24 avril. Photo: Bloomberg / Patrick T. Fallon
Radio-Canada

Les experts sont divisés sur la question de la disparition ou non du marché noir du cannabis. Certains estiment que le marché noir de la marijuana ne succombera pas à la légalisation, alors que, pour d'autres, les heures de gloire du marché illégal sont comptées.

« L’accessibilité au marché légal peut constituer un obstacle pour la disparition du marché noir », soutient Thomas Lippiatt, étudiant en urbanisme et chercheur à l’Université de l’Alberta.

Il affirme que la plupart des commerces légaux de marijuana seront situés au centre-ville d’Edmonton et sur l’avenue Whyte. Les consommateurs qui habitent dans les quartiers périphériques de la ville seront probablement contraints de se tourner vers le marché noir parce que l’accès au marché légal leur demandera plus d'efforts, selon lui.

L’étudiant soutient aussi que beaucoup de personnes ne se sentiront pas assez à l’aise pour se rendre dans un point de vente de cannabis et préféreront conserver leur anonymat avec les vendeurs du marché noir.

Un avis contradictoire

Néanmoins, le professeur de marketing et directeur de l'École de commerce de détail de l'Université de l'Alberta, Kyle Murray, n’est pas du même avis.

Je ne pense pas que le marché noir du cannabis va résister au marché légal.

Kyle Murray, directeur, École de commerce de détail de l'Université de l'Alberta
Deux hommes dans une serre sont entourés de plants de marijuana.Une usine de production de marijuana à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

Kyle Murray affirme que le fait d'acheter du cannabis au marché noir deviendra un risque inutile pour les consommateurs. Il croit que les gens préféreront le professionnalisme à l’amateurisme.

Il soutient, par exemple, qu’il n’y a pas de contrôle de qualité dans le marché noir et que personne ne contrôle les revenus qui peuvent éventuellement contribuer à d’autres activités illégales.

Enfin, les vendeurs illégaux et les consommateurs s’exposent aux rigueurs de la loi, selon le professeur. « À moins que les choses ne se passent très mal, d’ici une dizaine d’années, nous ne parlerons plus du marché noir du cannabis », conclut-il.

Alberta

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