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  • Il y a 30 ans, expulsions croisées de diplomates entre Ottawa et Moscou

    Téléjournal, 21 juin 1988

    Diplomates ou espions? Le 15 juin 1988, le Canada ordonne l'expulsion de huit diplomates soviétiques soupçonnés d'espionnage. L'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) réplique quelques jours plus tard en prenant des mesures encore plus sévères pour l'ambassade du Canada à Moscou. Récit d'une escalade diplomatique sur fond de guerre froide.

    Le 21 juin 1988, Normand Lester obtient une primeur. Le journaliste a appris que, le 15 juin, huit diplomates soviétiques ont été déclarés persona non grata par le Canada. Les espions ont dû quitter le pays en catastrophe.

    « Cette expulsion-là est la plus importante au pays depuis 10 ans », annonce le chef d'antenne, Bernard Derome, en introduction du Téléjournal.

    En plein Sommet du G7 à Toronto, le premier ministre canadien, Brian Mulroney, se voit contraint de confirmer la nouvelle.

    Ce n’était pas à l’ordre du jour de son bilan sur le Sommet, qui s’est déroulé dans un climat de bonne entente avec le président américain, Ronald Reagan, et les autres dirigeants présents à Toronto.

    Dans son reportage, le journaliste Normand Lester rapporte les premières informations sur cette affaire.

    Des huit diplomates expulsés, six proviennent du consulat soviétique de Montréal. Ils ont été identifiés par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) comme membres d’un réseau spécialisé dans l’espionnage technologique et scientifique.

    On apprendra le lendemain que la cible principale des espions soviétiques était la société montréalaise Paramax, un constructeur d’équipements électroniques pour les frégates des Forces armées canadiennes.

    Téléjournal, 25 juin 1988

    L’ambassade du Canada à Moscou fonctionne désormais avec un personnel réduit de moitié.

    La présentatrice Suzanne Laberge

    L’Union des républiques socialistes soviétiques met peu de temps à répliquer. Le Téléjournal du 25 juin 1988 présente un résumé de la situation.

    Au lendemain de l’expulsion de diplomates soviétiques par Ottawa, Moscou a expulsé à son tour deux diplomates canadiens et a interdit à trois autres de reprendre leurs fonctions.

    Et voilà que Moscou vient d’ordonner à 25 employés soviétiques de quitter leur poste à l’ambassade canadienne. L’attaché militaire de l’ambassade s’ajoute au lot d’expulsions. Sept anciens diplomates sont également déclarés persona non grata.

    Une escalade que la présentatrice Suzanne Laberge n’hésite pas à qualifier de « guérilla des ambassades ».

    Cette histoire de représailles n’est pas sans rappeler la récente affaire de l’ex-espion russe Sergueï Skripal.

    Cette crise diplomatique a d’abord concerné le Royaume-Uni et la Russie, puis elle s’est rapidement étendue. Plus de 300 diplomates ont été impliqués dans cette vague historique d'expulsions croisées de la Russie et des pays occidentaux.

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