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80 oeuvres de Banksy débarquent à Toronto pour la plus grande exposition de l'artiste à ce jour

Deux personnes sont debouts sur le toît d'une voiture. Deux autres sont en train de grimper par derrière tandis qu'un autre sort par une fenêtre. Un homme accroupi de dos hisse le drapeau américain.

La fameuse pièce Flag Wall de Banksy, une représentation urbaine de la célèbre photo de soldats américains qui hissent le drapeau à Iwo Jima.

Photo : Radio-Canada / Serge Olivier

Radio-Canada

La plus grande exposition de l'artiste britannique Banksy, The Art of Banksy, présentant des oeuvres d'une valeur totale de 35 millions de dollars, fait un premier arrêt nord-américain à Toronto. L'entrée à cette exposition coûte 35 $, ce qui fait réagir certains amateurs de l'artiste sur les médias sociaux.

Les murs de la ville sont placardés d'affiches annonçant l'exposition de 80 oeuvres de Banksy. Celui-ci est un artiste anonyme auteur de célèbres graffitis qui ornent le mobilier urbain de plusieurs villes à travers le monde. Son oeuvre a habituellement une connotation qui suggère un défi à l'ordre établi.

La représentation de la reine la montre avec un couronne, des boucles d'oreilles et un collier. Derrière elle, une cible en rouge et bleu. Le portrait de Churchill est tout en noir avec une tignasse qui semble végétale au centre de son crâne.

Deux des oeuvres de Banksy côte-à-côte. Une représentation de la reine Elizabeth en primate et Churchill arborant un mohack de verdure

Photo : Radio-Canada / Serge Olivier

Selon Steve Lazarides, l'ancien agent de Banksy qui est aujourd'hui commissaire de cette exposition, le coût d'entrée se justifie facilement. « Je pense que si c'était une exposition Basquiat, les gens ne poseraient même pas la question, et je pense que Banksy est à ce niveau. La mise en place d'une exposition de cette ampleur coûte cher », dit-il.

Un homme est debout.

Steve Lazarides, l'ancien gérant de Banksy, est propriétaire de galeries d'art au Royaume-Uni.

Photo : Radio-Canada

L'exposition présentera des pièces provenant de plusieurs dizaines de collectionneurs privés.

« Banksy préférerait que son travail soit exposé plutôt que rangé dans le sous-sol d'un collectionneur », ajoute-t-il.

Une image d'un rat.

L'oeuvre «Get Out While You Can», datant de 2004, sera exposée à Toronto jusqu'au 11 juillet.

Photo : Radio-Canada / David Donnelly

Un artiste de rue pour le public

En réponse aux critiques de certains amateurs de Banksy, M. Lazarides rappelle que toutes les oeuvres incluses dans l'exposition ont été vendues et achetées.

Les paneaux du vitrail sont composés de graffitis. Le jeune homme à genoux porte un chandail à capuchon et a les mains jointes devant sa bouche. Devant lui, par terre, on voit un sceau de peinture et un pinceau.Agrandir l’image

Un jeune graffiteur prie agenouillé au pied du vitrail de cathédrale de Banksy.

Photo : Radio-Canada / Serge Olivier

Il ajoute cependant être contre l'exposition d'oeuvres faites sur la place publique. Selon lui, ce qui a été créé dans la rue appartient à la rue et non à des particuliers.

Banksy a fait ses oeuvres publiques pour une raison et c'est pour que toute la population de la ville en profite, pas seulement pour qu'un riche expose une oeuvre dans son appartement.

Steve Lazarides, ancien agent de Banksy et commissaire de l'exposition The Art of Banksy

Steve Lazarides souligne toutefois que, pour survivre, un artiste doit aussi vendre ses oeuvres.

Un homme en imperméable gris marche de gauche à droite, un parapluie bleu et un sac d'épicerie à la main. La fillette est peinte en noir et le ballon en rouge.

Un homme marche devant la murale de Banksy où une fillette laisse aller un ballon en forme de coeur. Combattez les combattants pas leurs guerres peut-on lire derrière l'image de la fillette.

Photo : Radio-Canada / Serge Olivier

Il touche le public d'une manière dont peu d'artistes sont capables. Le public a l'impression qu'il est l'un des leurs.

Steve Lazarides, ancien agent de Banksy et commissaire de l'exposition The Art of Banksy

Des sculptures, des sérigraphies, des peintures et quelques pièces réalisées pour l'industrie de la musique seront présentées dans le cadre de cette exposition qui a nécessité une préparation de près d'un an, selon M. Lazarides.

Celui-ci affirme que le public peut s'attendre à un peu de tout et espère que la proximité du travail de l'artiste aux graffitis parfois controversés inspirera le public à s'engager politiquement.

Un homme avec une casquette renversée sur la tête et un foulard qui cache son visage s'apprête à lancer un bouquet de fleurs.

Le lanceur de fleurs de Banksy sur fond rouge.

Photo : Radio-Canada / Serge Olivier

Les oeuvres de Bansky ne font pas apparition dans la métropole torontoise pour la première fois. L'artiste avait marqué certains murs de la ville et une branche d'arbre lors de son passage en 2010.

Au moyen de pochoirs, il avait laissé sa trace par quelques images, à l'occasion du G20 à Toronto. L'une d'entre elles est encore visible, à l'angle des rues Church et The Esplanade, derrière un bar du quartier, et montre trois petits personnages.

L'exposition sera présentée à Toronto du 13 juin au 11 juillet dans une ancienne usine de la rue Sterling.

Le rat, en noir, est debout sur ses pattes de derrière. Il tient une antenne parabolique, a un casque d'écoute sur les oreilles et un magnétophone autour du cou. Derrière le rat, une spirale rouge tracée d'un seul trait de pinceau.Agrandir l’image

Dans la série des rats de Banksy, en voici un qui fait de l'écoute électronique.

Photo : Radio-Canada / Serge Olivier

Avec les informations de CBC

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