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Pour Ubisoft, l'avenir passe par la réalité virtuelle et les joueurs

Elijah Wood sur scène lors du salon du jeu vidéo E3.
L'acteur Elijah Wood, également directeur créatif de SpectreVision, a travaillé avec Ubisoft à la création du jeu de réalité virtuelle « Transference ». Photo: Getty Images / Christian Petersen

Ubisoft a présenté ses nouvelles réalisations à Los Angeles, où se déroule l'E3, plus gros salon professionnel du jeu vidéo du monde. Ce salon est une occasion privilégiée pour l'entreprise française, grandement ancrée au Québec, de « montrer [ses] créations au monde entier » et d'évaluer ce que font ses rivaux dans un « milieu extrêmement compétitif », affirme le PDG des studios canadiens, Yannis Mallat.

M. Mallat, qui en est à sa 18e participation à l'événement pour Ubisoft, souligne que pour une deuxième année seulement, le salon professionnel accueille le public, qui profite des « démos » des jeux avant leur mise en marché. Les grands acteurs du jeu vidéo se partageaient les journées de dimanche et de lundi pour tenir leur conférence de presse sur leurs nouveaux projets, avant l'ouverture officielle du salon, mardi.

Pour M. Mallat, il s'agit surtout d'un événement destiné à mousser ses produits auprès du public et des médias. Il a dit ne pas avoir d'objectif en termes de nouveaux investissements ou de partenariats.

Un nouveau jeu de réalité virtuelle

Le directeur créatif québécois Benoit Richer est notamment monté sur la grande scène, lundi, devant un public largement formé de consommateurs de jeux vidéo, en compagnie de l'acteur américain Elijah Wood pour parler du nouveau jeu de réalité virtuelle Transference. La vedette de la trilogie du Seigneur des anneaux a fondé la société de production de cinéma SpectreVision, partenaire d'Ubisoft dans ce projet.

Bien sûr, il était aussi question du prochain volet de la franchise phare des studios du Québec, Assassin's Creed Odyssey. Cette aventure dans la Grèce antique, qui est le fruit du travail des trois dernières années, permettra d'« interagir avec l'histoire comme jamais auparavant », a indiqué le directeur créatif Jonathan Dumont.

Lors du prestigieux événement organisé à Los Angeles, Ubisoft a aussi fait la promotion de Rainbow Six: Siege en présentant l'extrait d'un documentaire à venir sur une communauté de joueurs passionnés par ce jeu, qui compterait désormais 35 millions de membres.

Intégrer du contenu imaginé par les joueurs

Ubisoft comptant laisser de plus en plus les joueurs mettre leur patte dans ses créations, Yves Guillemot, PDG d'Ubisoft, a présenté une collaboration avec Hit Record, une jeune pousse fondée par l'acteur américain Joseph Gordon Levitt, qui a notamment joué dans Origine (Inception).

Ubisoft utilise depuis longtemps les avis des joueurs pour concevoir ses jeux, mais il compte aller plus loin en utilisant directement du contenu imaginé par les amateurs par l'entremise de Hit Record. Cette dernière, qui se présente comme une plateforme collaborative de création et une maison de production, participera à la conception de certains contenus du deuxième volet du jeu d'aventures dans l'espace Beyond Good and Evil (BGE).

« Depuis toujours, dans l'industrie du jeu vidéo, il y a eu un mur entre les joueurs et les développeurs. Avec cette collaboration, nous allons abattre ce mur », a promis Guillaume Brunier, producteur de BGE 2.

Par exemple, les joueurs peuvent créer ensemble de la musique, qui passe sur une station de radio pirate dans l'espace présente dans le jeu, a expliqué Joseph Gordon Levitt. « Je pense que les jeux vidéo sont l'avenir – et, sur bien des points, bien plus que les films », a ajouté le comédien.

Un troisième studio québécois

En entrevue, M. Mallat souligne que le nouveau studio du Saguenay–Lac-Saint-Jean a déjà commencé à travailler sur la marque Rainbow Six afin de contribuer à la mise au point de « nouveaux outils et technologies » pour le jeu en ligne.

Plus modeste que ceux de Montréal et de Québec, le troisième studio d'Ubisoft au Québec ne pourra pas « construire un jeu au complet comme avec Assassin's Creed et son équipe de production de plus de 1000 personnes », mais pourra « participer à des mandats stratégiques [...] très ciblés », a dit M. Mallat.

Le studio compte actuellement entre 25 et 30 employés, « principalement du recrutement net », en plus de quelques employés d'expérience qui viennent de Montréal, a affirmé le président des studios canadiens. Celui-ci rappelle que le plan à moyen terme est de faire de ce troisième emplacement un bureau fonctionnant avec 100 employés.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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