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  • Être ou devenir un 450

    Montréal ce soir, 22 janvier 1997
    Radio-Canada

    Il y a 20 ans, un nouvel indicatif téléphonique régional entrait en vigueur : le 450. Dorénavant, on distinguerait par leur numéro de téléphone les Montréalais des habitants de la Rive-Sud et de la Rive-Nord. Mais là n'est pas le principal motif de ce changement...

    Faudra s’y habituer. La grande région de Montréal aura bientôt un deuxième indicatif téléphonique régional. Les abonnés de Laval et de la Rive-Sud perdent le bon vieux 514 qui est remplacé par le 450.

    L'animateur Pierre Craig

    L’annonce est faite au bulletin de nouvelles Montréal ce soir du 22 janvier 1997 par l’animateur Pierre Craig.

    Le code téléphonique 514 ne suffit plus et l'on compte en introduire un nouveau pour la région entourant l’île de Montréal.

    Dans son reportage, le journaliste Gilles Sirois expose les conséquences de cette transition, prévue pour le mois de juin 1998.

    Pour le citoyen ordinaire, c’est principalement qu’il faudra composer dix chiffres au lieu de sept.

    Le changement bouleverse davantage les entreprises qui devront modifier papeterie, cartes de visite et autres outils promotionnels.

    Au grand soulagement des abonnés du service téléphonique, la zone d’appel sans frais interurbains demeure la même.

    À l’approche de la date d’entrée en service du 450, le journaliste Jean-Hugues Roy revient à la charge au Montréal ce soir du 16 avril 1998.

    Dans son reportage, il dresse une courte histoire des indicatifs téléphoniques régionaux.

    À la fin des années 40, l’Amérique du Nord est découpée en 86 zones téléphoniques. Le Québec se voit impartir deux indicatifs régionaux : 418 et 514. Le 819 n’apparaîtra que quelques années plus tard.

    Dans les années 90, les outils de communication se multiplient et les indicatifs téléphoniques aussi. Le 514 ne suffit plus à la demande croissante des consommateurs du Grand Montréal.

    Le journaliste donne comme exemple une famille équipée d’une ligne privée pour les enfants, d’une ligne pour accéder à Internet, d’un télécopieur, de téléavertisseurs et de téléphones cellulaires!

    Un autre phénomène qui explique la pénurie de numéros de téléphone avec le 514 pour indicatif? Le gaspillage des numéros par les différentes compagnies de téléphone qui les réservent par bloc de 10 000 sans tous les employer.

    Est-ce là le motif derrière l’apparition de l’indicatif 438 dans les années 2000?

    Soit dit au passage, aucun de ces journalistes n’aura relevé une autre répercussion de l’introduction de l’indicatif régional 450.

    Dans les années qui suivront, « Être un 450 » deviendra une étiquette fréquemment utilisée pour distinguer les « banlieusards » des « vrais Montréalais »! 25 ans plus tard, l’expression est bien ancrée dans le langage populaire.

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