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Les Autochtones LGBTQ2S réclament l'inclusion et la représentativité

Trois personnes sont assises à une table.
Fallon Andy et Albert McLeod ont témoigné sur l'homophobie, la transphobie et la discrimination vécues par la communauté autochtone LGBTQ2S lors d'une audience de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Photo: Radio-Canada / Myriam Eddahia
Radio-Canada

L'homophobie, la transphobie et le racisme subis par les Autochtones LGBTQ2S ont été dénoncés par Fallon Andy et Albert McLeod lors d'une audience de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Un texte de Myriam Eddahia

La discrimination et le manque de représentativité de cette communauté seront abordés dans un objectif de sensibilisation et d'action du 11 au 13 juin à Toronto.

Albert McLeod, codirecteur du groupe Two-Spirited People of Manitoba, et Fallon Andy, artiste de l'organisation Native Youth Sexual Health Network, ont souligné l'intersectionnalité qu'implique le fait d'être Autochtone et membre de la communauté LGBTQ2S.

Les deux outils principaux de la colonisation sont le racisme et la terreur.

Albert McLeod, codirecteur du groupe Two-Spirited People of Manitoba

Selon eux, la non-binarité et l'identité bispirituelle témoignent d'un retour à la tradition autochtone, mais surtout d'un retour à soi-même. « Le genre n'est appliqué que plus tard dans une vie », dit Albert McLeod.

La bispiritualité - le fait d'abriter les esprits masculin et féminin en même temps - est pour plusieurs autochtones l'expression de leur véritable identité, selon lui.

Les blessures du passé

La réappropriation du rôle traditionnel des deux-esprits est une façon de se détacher de l'empreinte de la colonisation, selon Albert McLeod.

« On se demande quel rôle on doit jouer pour réussir au sein de la société canadienne », dit-il.

La violence faite aux Autochtones et aux Autochtones transgenres n'est pas activement dénoncée, affirment Fallon Andy et Albert McLeod.

« Nous sommes exclus de la recherche, de l'emploi et de nos droits », affirme Albert McLeod en s'adressant à la commission d'enquête.

Représenter la diversité

Pour Fallon Andy, l'utilisation des pronoms adaptés est nécessaire à une représentation juste de la diversité de sexe et de genre.

L'artiste veut démocratiser l'utilisation des pronoms autres qu'il et elle par l'animation de divers ateliers éducatifs et la création de supports visuels inclusifs.

« En tant qu'artiste, je reconnais le pouvoir de la visualisation », dit Albert McLeod en ajoutant que la représentativité passe par une visibilité pancanadienne.

Quelques larmes ont été versées à la lecture de noms de membres de la communauté autochtone LGBTQ2S disparus ou assassinés.

Nous devons nous souvenir d'elles.

Fallon Andy, artiste et militant de l'organisation Native Youth Sexual Health Network

Selon les deux militants qui ont témoigné, la communauté autochtone LGBTQ2S a besoin d'être protégée, vue et entendue.

Toronto

Homosexualité