•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un rassemblement pour la libération des manifestants anti-G7 arrêtés

Les militants ont brandi une bannière réclamant «le droit de manifester à Québec».

Les militants anti-G7 réclament le droit de manifester.

Photo : Radio-Canada / Camille Simard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Sommet du G7 est terminé à La Malbaie, mais 10 personnes arrêtées lors des manifestations anti-G7 sont toujours détenues à Québec. Une situation dénoncée par une trentaine de citoyens réunis dimanche devant la centrale de police du parc Victoria.

Les militants jugent que les manifestants ont été la cible d’une « campagne de peur » qui visait à « empêcher les manifestations ». Ils ont brandi une bannière réclamant « le droit de manifester à Québec ».

Selon eux, la détention de 10 des 13 personnes arrêtées pendant tout le week-end s’ajoute aux autres formes de répression policière.

« On avait mis l’ensemble de la machine pour que les gens arrêtés puissent être libérés : les palais de justice étaient vidés, les cours municipales étaient prêtes. Pourquoi ça prend autant de temps avant de libérer les gens? Je pense qu’il y a matière à parler de répression », souligne la militante anti-G7 Marie-Ève Duchesne.

Les observateurs dénoncent

Les organismes Amnistie internationale et la Ligue des droits et libertés dénoncent aussi la forte présence policière et les détentions prolongées. Une quarantaine d'observateurs indépendants ont recueilli plusieurs témoignages durant les manifestations.

« La présence policière était tellement forte comparativement au nombre peu élevé de manifestants », indique la directrice générale par intérim d'Amnistie internationale, Geneviève Paul, qui ajoute que le déploiement policier a contribué au climat de peur.

Des militants auraient affirmé avoir peur de manifester. La présence des deux organismes les a rassurés, ajoute-t-elle.

Le président de l'Association pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens, Claude Vaillancourt, qui a participé à l'organisation des manifestations, n'avait pas le sentiment de pouvoir s'exprimer librement.

« On fait peur carrément à la population. On leur dit : ''Restez chez vous, restez tranquille. Si vous ne manifestez pas, il ne vous arrivera rien.'' »

« On considère que la liberté d’expression a été atteinte dans le cadre de ce sommet. »

— Une citation de  Geneviève Paul, directrice générale par intérim, Amnistie internationale

Selon Amnistie internationale, la liberté d'expression a été atteinte de plusieurs façons, notamment en raison du climat de peur et d'intimidation ainsi que des comportements des forces policières. « Comme le fait de pointer une arme intermédiaire à projectile vers des manifestants, voire même vers des journalistes », dit-elle.

Le rapport final d'observations comportera des recommandations.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !