•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Maladie de Lyme : des tiques de la Nouvelle-Écosse testées au Nouveau-Brunswick

Une tique gorgée de sang

Une tique infectée transmet la bactérie en piquant.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des résidents de la Nouvelle-Écosse se tournent vers un laboratoire au Nouveau-Brunswick pour savoir s'ils ont été mordus par une tique porteuse de la maladie de Lyme. Les autorités provinciales de la Santé en Nouvelle-Écosse privilégient une stratégie différente.

Une résidente d’Halifax, Margo Beveridge, rapporte avoir été mordue par une tique à deux reprises, une fois au dos et une fois sur la paupière.

À chaque fois, on lui a prescrit des antibiotiques et elle n’a souffert d’aucune conséquence fâcheuse. Mais pas moyen de savoir si l’insecte était porteur de la maladie de Lyme. « Pourquoi ne testent-ils pas la tique ? », demande Mme Beveridge.

Robert Strang, le médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, explique que les résultats des tests effectués sur une tique ne sont pas connus assez rapidement pour permettre au médecin et au patient de prendre une décision basée sur cette information.

Le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada peut fournir des résultats au bout de deux à six semaines. Un médecin doit prendre une décision pour son patient dans les jours suivant la morsure d’une tique.

Le docteur Strang explique que la province a changé sa stratégie en 2016. Auparavant, la province identifiait les tiques soumises par les citoyens afin de déterminer si elles étaient des tiques à pattes noires, les seules risquant de transmettre la maladie de Lyme.

Robert Strang en entrevue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Dr Robert Strang est le médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC

« Nous avons maintenant des populations de tiques établies en Nouvelle-Écosse », dit le docteur Strang. « Nous savons cela. »

Les populations de tiques pouvant transmettre la maladie de Lyme sont « émergentes » dans d’autres provinces, ce qui explique leur approche similaire à celle autrefois préconisée par la Nouvelle-Écosse, explique le docteur Strang.

La Nouvelle-Écosse n'a plus besoin que les citoyens soumettent des tiques

Le ministère de la Santé n’a plus besoin que les citoyens leur soumettent des tiques pour fin d'analyse. Des biologistes parcourent maintenant les bois de la Nouvelle-Écosse pour recueillir des insectes, qui sont testés pour savoir s’ils sont porteurs de la maladie de Lyme, de l’anaplasmose, de la babésiose et du virus de Powassan.

La chercheuse Vett Lloyd.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La chercheuse Vett Lloyd.

Photo : CBC

Face à cette situation, des centaines de patients se tournent vers le Nouveau-Brunswick pour savoir si la tique les ayant mordus était porteuse de la maladie.

Vett Lloyd, une chercheuse du centre de recherche sur la maladie de Lyme à l’Université Mount Allison, au Nouveau-Brunswick, analyse les tiques envoyées par les citoyens des Maritimes. Elle dit recevoir chaque année de 300 à 500 tiques repérées par des résidents de la Nouvelle-Écosse, qui n’ont pas de laboratoire où les acheminer dans leur province.

« Il y a un réel besoin de tester une tique trouvée sur une personne », dit Mme Lloyd.

Vous trouvez une tique sur vous ou sur votre enfant, et vous voulez savoir si cette tique était infectée.

Une citation de : Vett Lloyd

L’Agence de santé publique du Canada et des ministères provinciaux de la Santé déconseillent de prendre une décision quant au traitement d’un patient en se fiant uniquement aux analyses réalisées sur une tique. Mme Lloyd est en accord avec leurs recommandations. Le médecin-hygiéniste en chef Robert Strang rappelle aussi que beaucoup de patients n’ont pas l’insecte avec eux lorsqu’ils consultent un médecin.

Margo Beveridge.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Margo Beveridge croit que de tester les tiques en Nouvelle-Écosse contribuerait à mieux informer les patients.

Photo : CBC

Vett Lloyd croit cependant qu’un service permettant de tester les tiques en Nouvelle-Écosse ne serait pas superflu, compte tenu de la demande des gens de cette province.

La raison pour laquelle il faut plusieurs semaines pour obtenir les résultats de tests sur les tiques est qu’un laboratoire en traite beaucoup, provenant de plusieurs régions, explique Mme Lloyd. Elle croit qu’un laboratoire dans la province même pourrait fournir une réponse aux patients beaucoup plus vite.

« Une installation en Nouvelle-Écosse s’occuperait des tiques de la Nouvelle-Écosse », dit-elle. « La technologie elle-même en est une de routine dans les laboratoires et les hôpitaux. »

En moyenne, 41 % des tiques capturées pour le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse et testées l’an dernier étaient porteuses de la bactérie causant la maladie de Lyme.

Avec les informations de Shaina Luck de CBC

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !