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Un ancien moulin de Saint-Simon-de-Rimouski révèle des détails du passé

Selon l'équipe de l'UQAR, il s'agirait d'un moulin qui a été la proie des flammes

Selon l'équipe de l'UQAR, il s'agirait d'un moulin qui aurait été la proie des flammes en 1852.

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des étudiants de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) confirment la présence d'un vieux moulin à farine sur les berges de la rivière Porc-Pic à Saint-Simon-de-Rimouski.

Un texte de Louis Lessard

Le site choisi par l'École de fouilles archéologiques de l'UQAR réserve bien des surprises. Les passionnés d'archéologie ont pu confirmer la présence d’un ancien moulin à farine datant de la fin du 19e siècle.

Selon les archives consultées par l’équipe de l’UQAR, le moulin aurait été la proie des flammes en 1852. Les membres de l’équipe de fouilles croient que la meunerie appartenait aux seigneuresses Drapeau.

Un travail d’équipe pour mieux comprendre le passé

Samedi, les archéologues entament leur troisième semaine de fouilles. Une dizaine d’étudiants scrutent les berges de la rivière Porc-Pic à Saint-Simon-de-Rimouski depuis le mois de mai.

Certaines découvertes feront appel à l'expertise d'archéobotanistes  en raison de la présence de grains carbonisés trouvés près du moulin. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Certaines découvertes feront appel à l'expertise d'archéobotanistes en raison de la présence de grains carbonisés trouvés près du moulin.

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

En tout, 12 personnes participent au projet : huit étudiants, quatre membres du personnel, dont deux professeurs. Certains membres de l'équipe viennent de Drummondville, de Québec et de Paris.

Des étudiants à la recherche d’artefacts pour confirmer la présence d'une communauté en 1850 sur le site du Saint-SimonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des étudiants à la recherche d’artefacts pour confirmer la présence d'une communauté en 1850 sur le site du Saint-Simon

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

Les chercheurs souhaitent maintenant préciser les datations des artéfacts récoltés sur le site. La professeure à l’UQAR, Manon Savard, estime que le fruit des recherches permettra d’en savoir davantage sur le profil socioculturel des habitants qui ont vécu sur le site.

Est-ce que c’est un objet de luxe, ou encore que tout le monde pouvait se procurer ? Quand on le fait pour l’ensemble de la collection, on dégage un profil socio-économique. C'est ça l'archéologie ; à travers les objets, on se rapproche des gens qui ont habité un lieu.

Manon Savard, professeure à l'UQAR

D’autres découvertes en vue

Les spécialistes ont trouvé des objets en céramique et un fourneau de pipe qui appartiendraient possiblement au meunier. Une découverte qui confirme l’estimation de la période où le site était en activité, soit la deuxième moitié du 19e siècle.

Les spécialistes ont confirmé la présence d’objets en céramique qui datent de la deuxième moitié du 18e siècle. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les spécialistes ont confirmé la présence d’objets en céramique qui datent de la deuxième moitié du 18e siècle.

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

Certaines trouvailles exigeront l’expertise d'archéobotanistes en raison de la présence de grains carbonisés près du moulin, une trouvaille peu commune selon Manon Savard.

« Nous avons une grosse concentration d’orge et de petits pois. Le reste, nous allons l'analyser sous binoculaire. Du grain, ça semble prévisible dans un moulin, mais on était vraiment contents de trouver ce matériel- là. »

Du travail sur le terrain pour les étudiants

L’UQAR n’offre pas de baccalauréat en archéologie. Les étudiants qui s’intéressent à ce domaine d’études se rabattent donc sur l’École de fouilles archéologiques. Le programme s’offre sous la forme d’une session intensive de quatre semaines.

En tout, 12 personnes participent au projet : 8 étudiants, 4 membres du personnel, dont 2 professeurs. Certains membres de l'équipe viennent de Drummondville, de Québec et de Paris.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En tout, 12 personnes participent au projet : 8 étudiants, 4 membres du personnel, dont 2 professeurs. Certains membres de l'équipe viennent de Drummondville, de Québec et de Paris.

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

Avant d’établir leur campement près de la rivière Porc-Pic, les professeurs consacraient leurs recherches archéologiques dans la vallée de la Matapédia, près du cap à l'Orignal et sur l'île Saint-Barnabé.

Pour l'étudiant David L. Tremblay de l’UQAR, l’expérience terrain est la seule façon de mettre en pratique les théories acquises en classe.

« Moi, j’aime particulièrement l’étape où on a à creuser. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. Le terrain, de façon générale, c’est la partie préférée des étudiants puisque ça nous permet de pouvoir exercer ce qu’on nous a appris en classe. »

David L. Tremblay, étudiant à l'UQAR

Le nouveau laboratoire d’archéologie et de patrimoine de l’UQAR sera mis à contribution. Les échantillons seront scrutés à la loupe par les étudiants dès leur retour en classe.

Des étudiants en archéologie passent de la théorie à la pratiqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des étudiants en archéologie passent de la théorie à la pratique

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

Il reste encore une semaine de fouilles sur les berges de la rivière Porc-Pic à Saint-Simon-de-Rimouski. Le public est invité à visiter le site entre 9 h et 16 h d’ici le 15 juin.

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