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De Rimouski à Terre-Neuve, il pédale 1600 km pour l’étude des zones côtières

Martin Laroche devant son vélo muni d'une remorque
Martin Laroche traverse les provinces atlantiques sur deux roues (et demie, avec la remorque). Photo: Martin Laroche
Radio-Canada

Martin Laroche a enfourché sa monture le 29 mai avec l'objectif de présenter son projet de thèse à travers les provinces atlantiques. Son périple de 1600 kilomètres lui permettra d'observer les enjeux côtiers de ses propres yeux.

Un texte de Jean-Philippe Hughes

Martin Laroche brise les stéréotypes de rat de bibliothèque qui collent à la peau des chercheurs.

« Les 1600 kilomètres qu’il y a entre Rimouski et Saint-Jean, Terre-Neuve, en passant par la côte, ça se fait en 20 jours environ. »

M. Laroche prend un autoportrait pendant qu'il pédale. Un autoportrait, pour la postérité. Photo : Martin Laroche

Le soir, il est hébergé chez des gens qui lui ouvrent leur porte ou leur cour arrière, pour qu’il plante sa tente le temps d’une nuit à la belle étoile. Tout le nécessaire est empaqueté dans sa remorque à vélo.

« Quand le périple va bien, je vais être capable de faire 120 à 140 kilomètres, estime M. Laroche. C’est un rythme assez intéressant. »

Malgré une vitesse de croisière soutenue, pédaler sur les petites routes le rapproche des gens, avec un « rythme plus près de l’humain ».

Le vélo accoté sur un poteau, face à la route.Parti de Rimouski le 29 mai, il devrait atteindre Saint-Jean, Terre-Neuve, le 28 juin, à 1600 kilomètres de distance. Photo : Martin Laroche

À vélo, il peut rencontrer les riverains qui subissent les contrecoups des changements climatiques en zone côtière, le sujet de sa thèse de doctorat en développement régional à l’Université de Rimouski.

Les histoires de chaque personne viennent renforcer ce sentiment de besoin de poursuivre la recherche pour trouver les solutions les plus faciles à adopter, et qui vont respecter le mode de vie des populations côtières

Martin Laroche

Martin Laroche, qui se trouvait à Saint-Louis-de-Kent mardi, est attendu à Halifax le 15 juin pour une série de conférences.

La veille, sur la plage de Kouchibouguac, les hôtes chez qui il dormait lui racontaient le triste destin de la plage de leur enfance, protégée par des dunes, désormais effacée de la carte par une catastrophe naturelle il y a quelques années.

Je n’aurais pas cette occasion-là si je me promenais en voiture. Ça allume l’intérêt des gens.

Martin Laroche
Martin accroupi devant son véloIl parcourt en moyenne 120 à 140 kilomètres par jour. Photo : martin laroche

Ses recherches, elles ne resteront pas archivées entre les quatre murs de l’Université de Rimouski, promet M. Laroche.

C'est aux décideurs que sont destinés ses travaux sur la résilience des communautés face à l'érosion des berges, la montée des eaux et les inondations.

Après Halifax, Martin Laroche met le cap sur Sydney, où l’attend le traversier pour Argentia, à Terre-Neuve. Il franchira les 140 derniers kilomètres pour arriver à Saint-Jean le 28 juin, où il présentera son projet de thèse sur le village de Saint-André-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent.

Nouveau-Brunswick

Changements climatiques