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G7 : les policiers sont-ils trop nombreux dans les rues de Québec?

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des dizaines de policiers antiémeutes marchent à proximité des fortifications du Vieux-Québec.

Des dizaines de policiers ont encadré la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'important déploiement policier dans les rues de Québec durant la tenue du Sommet du G7 soulève plusieurs questions. Certains observateurs soutiennent que l'imposante présence des forces de l'ordre nuit à la liberté d'expression.

Un texte de Fanny Samson

Vendredi, des policiers ont pourchassé quelques dizaines de manifestants qui se promenaient dans les rues de la capitale sans donner leur itinéraire. Le nombre de policiers semblait surpasser la centaine de manifestants présents.

Selon la directrice générale par intérim d’Amnistie internationale, Geneviève Paul, les autorités ont installé un climat de peur lors de la première manifestation jeudi et avant même que le sommet commence.

« Il y avait déjà un climat de peur, qui fait en sorte que les commerçants ont eu des craintes qu’on peut comprendre », dit-elle, faisant référence aux nombreux commerces qui ont barricadé leur porte.

De son côté, la coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés, Nicole Filion, souligne la présence de fusils d’assaut.

« Ça peut avoir eu aussi un effet "désincitatif" sur la participation de manifestants », indique-t-elle.

Un policier transportant une arme d’assaut dans ses mains monte la garde devant une clôture grillagée. Il porte un uniforme de couleur kaki, un casque de protection noir muni d’une visière, un masque à gaz, des jambières et des protège-coudes. À l’arrière-plan, on aperçoit deux autres policiers. L’un d’eux tient un chien en laisse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un policier lourdement armé surveille la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Un travail « transparent »

Le directeur du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) est satisfait du déploiement policier et du travail de collaboration avec la Sûreté du Québec (SQ) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

« Tous ensemble, on est en mesure de livrer une prestation en sécurité publique de haut niveau », affirme Robert Pigeon.

À ceux qui disent que le nombre de policiers nuit à la liberté d’expression, il indique que le travail de son corps de police est transparent.

« Amnistie [internationale] est là, il y a des groupes d’observateurs du gouvernement. La police est ouverte à ce genre de situation. Donc on n’est pas du tout contre ça », dit-il.

Le directeur du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Robert PigeonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le directeur du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Robert Pigeon

Photo : Radio-Canada

Les manifestations ne se font plus de la même façon qu’avant et la police ne travaille plus de la même façon qu’avant également.

Robert Pigeon, directeur du Service de police de la Ville de Québec

Depuis jeudi, aucun gaz lacrymogène n’a été utilisé. « Ce n’est pas une nécessité d’utiliser ce genre de moyen. On essaie de l’éviter, dans la mesure du possible », indique le directeur.

Un déploiement réfléchi

Face à face entre des policiers et des manifestants dans le Vieux-Québec. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Face à face entre des policiers et des manifestants dans le Vieux-Québec.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

L’ex-directeur adjoint à la Sûreté du Québec et spécialiste en mesure d’urgence, Marcel Savard, constate que la stratégie retenue est celle du maintien de l’ordre et du contrôle de la foule.

Il rappelle que le déploiement policier est basé sur le renseignement et qu’en cas de débordement et de grabuge, le public est très critique. « Donc, on est actuellement en train de se poser la question : à quel moment tout ça est suffisant? », soulève-t-il.

Il admet toutefois que la mobilisation semble avoir été difficile. « Est-ce qu’on craignait justement des débordements? Est-ce qu’on a craint justement l’omniprésence de la sécurité? Tout ça fait qu’il y a une mobilisation restreinte », soutient le spécialiste.

Avec les informations de Pascal Poinlane

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