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Le manque de clarté dans les nouveaux programmes scolaires en Alberta inquiète

Vue sur un homme avec une barbe
Raphaël Gani, chargé de cours en éducation à l'Université de Sherbrooke Photo: CBC

La réforme des programmes scolaires en Alberta soulève toujours des inquiétudes au sein de la communauté francophone. Un congrès de spécialistes en éducation s'est tenu à Edmonton, vendredi. À l'ordre du jour : comment faire comprendre aux enseignants anglophones l'importance de la perspective francophone dans le futur programme scolaire?

Des représentants des écoles publiques d'Edmonton, des enseignants, des personnalités comme Marc Arnal, président de l'Association canadienne-française de l'Alberta, et Keith Millions, du ministère de l'Éducation, ont participé au symposium.

Le gouvernement albertain a annoncé en 2016 qu'il entamait une refonte complète du programme scolaire dans six matières : mathématiques, sciences, bien-être, art, langues et études sociales.

L'Alberta devient la seule province à accorder une reconnaissance à des groupes comme les Premières Nations et les francophones dans les six matières.

Si Raphaël Gani, chargé de cours en éducation à l'Université de Sherbrooke, salue le geste avant-gardiste de la province, il soulève aussi une crainte: « Nous, notre crainte c'est que ce geste-là ne vive que dans les documents. »

Il craint en fait que la perspective francophone ne se reflète pas dans les classes parce que, selon lui, c'est un concept incompris chez les enseignants anglophones. Les documents scolaires devraient mieux l'expliquer, selon lui.

La formation des futurs enseignants

Pour d'autres francophones, les critiques concernent les documents de formation des nouveaux enseignants. Les documents officiels manquent de clarté sur la perspective francophone, selon Martine Cavanagh, vice-doyenne en éducation au Campus Saint-Jean, de l'Université de l'Alberta, un établissement qui forme les futurs enseignants.

« Le fait que les perspectives francophones ne sont pas présentes dans le document légal pose des questions sur la nature de l'engagement du gouvernement », dit-elle.

Martine Cavanagh remet en doute l'engagement du gouvernement à reconnaître les francophones. Selon elle, il faut davantage de pression politique.

Des consultations entre le gouvernement et des parents auront lieu jusqu'au 18 juin.

Selon le calendrier prévu, les réflexions autour de cette réforme du programme scolaire auront lieu jusqu'en 2022.

Avec les informations d'Alex Tardieu

Alberta

Francophonie