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Demandeurs d’asile : Andrew Scheer au chemin Roxham pour blâmer le gouvernement Trudeau

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, au chemin Roxham, au Québec.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, au chemin Roxham, au Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le chef conservateur Andrew Scheer a dénoncé vendredi l'inaction du gouvernement Trudeau au sujet des demandeurs d'asile, lors d'une visite au chemin Roxham, près de Saint-Bernard-de-Lacolle au Québec.

Ce passage, qui traverse la frontière entre les États-Unis et le Canada, est particulièrement prisé des migrants qui arrivent de façon irrégulière des États-Unis.

Une chose est claire, c’est que depuis le fameux tweet de Justin Trudeau, plus de 26 000 personnes ont traversé la frontière de façon illégale.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur

Dans ce tweet du 28 janvier 2017, Justin Trudeau déclarait que le Canada était ouvert aux migrants.

« Toutes les informations provenant de ce tweet-là et qui ont été propagées à travers le monde ont amené cette situation-là », a ajouté le porte-parole conservateur en matière de sécurité publique, Pierre Paul-Hus, qui accompagnait Andrew Scheer au chemin Roxham.

« Maintenant, on a un camp établi en permanence ici, des ressources permanentes », a-t-il dénoncé.

C’est comme si ça n’avait pas de fin. C’est comme si on disait qu’il y a des gens qui vont traverser à Roxham de façon illégale à tous les jours.

Pierre Paul-Hus, porte-parole conservateur en matière de sécurité publique

L’arrivée de ces milliers de demandeurs d’asile suscite beaucoup de mécontentement auprès des provinces, notamment du Québec, qui se sont plaintes d’avoir atteint la limite d’utilisation des ressources existantes pour prendre en charge ces migrants.

Québec s’attend entre autres à voir le nombre de demandeurs d’asile presque doubler à la frontière cet été par rapport à l’été passé.

Un plan à redéfinir

« Toutes les solutions que le gouvernement a proposées à date [visent] seulement à gérer la crise, pas à régler la situation », a dénoncé Andrew Scheer.

À date, ce gouvernement n’a rien proposé pour arrêter les traversées.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur

Le Parti conservateur suggère de son côté de modifier l'Entente sur les tiers pays sûrs.

« Si on peut changer l’accord entre les États-Unis et le Canada pour les demandeurs d’asile, on peut régler les racines du problème », assure Andrew Scheer.

En vertu de l'entente sur les tiers pays sûrs, la plupart des demandeurs d'asile qui arrivent au Canada en provenance des États-Unis en passant par les postes frontaliers sont redirigés vers les États-Unis.

Ils doivent plutôt faire leur demande de statut de réfugié aux États-Unis, le premier pays où ils ont mis les pieds.

L’entente s’applique strictement aux personnes qui se présentent aux postes frontaliers. Les gens qui arrivent à passer la frontière irrégulièrement ne sont donc pas touchés par cette entente. C'est ce qui incite de nombreux demandeurs d'asile à traverser la frontière de façon irrégulière au chemin Roxham.

« Il y a des cas de gens qui viennent directement du Nigeria ou d’autres pays à l’aéroport de JFK [aéroport John-F.-Kennedy de New York], et immédiatement ici au Canada », explique le chef de l’opposition officielle.

Il juge la situation « injuste pour les réfugiés qui vivent dans des endroits très violents, très dangereux » et qui « font face à la persécution chaque jour », car le traitement de leurs demandes d’immigration pourrait être ralenti en raison de la charge accrue qui incombe au personnel du ministère de l’Immigration.

« On maintient que, pour venir au Canada, il y a des façons de faire, rappelle Pierre Paul-Hus. Il faut passer le message de ne pas venir [illégalement]. »

Des milliers de demandeurs d'asile ont franchi de façon irrégulière la frontière entre le Canada et les États-Unis l'année dernière et durant le premier trimestre de 2018, selon des données gouvernementales publiées cette semaine.

Mais seulement 135 d'entre eux ont été expulsés du pays.

Selon le gouvernement fédéral, les services frontaliers ne peuvent pas expulser les demandeurs d'asile ayant essuyé un refus avant que ceux-ci n'aient épuisé toutes leurs options, notamment les requêtes à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

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