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Hereditary : beaucoup d’attentes, pas mal de déception

Deux enfants et un homme sont assis à une table ronde pendant qu'une femme se tient debout.

Une scène du film Héréditaire

Photo : A24

Radio-Canada

CRITIQUE – Depuis des mois, on annonçait Héréditaire (Hereditary) comme l'un des plus grands films d'horreur de ces dernières décennies. Les critiques de Médium large sont bien loin d'aller jusque-là, ainsi qu'ils l'ont expliqué vendredi, jour de sortie du long métrage au Québec.

Oui, il y a la bande-annonce (effrayante); oui, il y a les rumeurs de chef-d’œuvre qui circulent depuis la projection du film au festival Sundance en janvier; oui, il y a les critiques quasi à 100 % positives sur Rotten Tomatoes, site de référence pour les cinéphiles. Pourtant, Héréditaire, histoire d’une famille où la mort de la grand-mère est suivie de phénomènes de plus en plus étranges et angoissants, n’arrive pas à se hisser à la hauteur des attentes créées.

Tout n’est pas à jeter. Tant Helen Faradji et Georges Privet saluent notamment l’aisance et l’audace du réalisateur Ari Aster. Pour son premier long métrage, il livre une mise en scène « pleine de sang froid, d’assurance et de maîtrise », se réjouit la critique.

Jouant avec les codes visuels et sonores du genre (musique sourde, maison perdue dans les bois, plancher qui craque, maisons de poupées fabriquées par la mère), tout en abordant des sujets sérieux (le deuil et la culpabilité maternelle), le cinéaste livre ainsi une première moitié de film réussie.

À cela s’ajoute la performance de Toni Collette, qui incarne une mère terrifiante qui sombre dans la folie. Helen Faradji la compare à Bette Davis dans Qu’est-il arrivé à Baby Jane?, Georges Privet, à Isabelle Adjani dans Possession.

On est dans la salle, on se dit : “Elle ne joue pas la folle. Elle est folle.”

Georges Privet à propos de Toni Collette

Mais, mais, mais…

Toutes ces bonnes choses rendent d'autant plus grande la déception de voir que Héréditaire ne tient pas totalement la route.

Pour Helen Faradji, la deuxième moitié du long métrage part « dans tous les sens ». « Le film commence à se répéter, on a l’impression qu’il ne sait plus très bien où aller, et ça se met à être extrêmement lourd », estime-t-elle.

Héréditaire souffre d’un défaut en particulier, « assez gênant » pour un film d’horreur : « Ce n’est pas épeurant. C’est même assez ridicule par moments », indique Georges Privet.

À ce titre, l’explication finale des mystères autour de cette famille semble avoir particulièrement déçu le duo de critiques.

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