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Les hommes ont de mauvaises habitudes de vie au Canada, selon une étude

Un homme en surpoids boit une bière et mange un hamburger et des frites.

La grande majorité des hommes interrogés dans le cadre d'un sondage pour la Fondation pour la santé des hommes avaient de mauvaises habitudes de vie.

Photo : Getty Images / Fertnig

Radio-Canada

La Fondation pour la santé des hommes au Canada (FSHC) révèle que 72 % des Canadiens interrogés dans le cadre d'une étude avaient de mauvaises habitudes de vie. L'étude tente de comprendre le comportement des hommes en matière d'alimentation, de sommeil, d'exercice physique, de tabagisme et de consommation d'alcool.

Un texte de Denis-Michel Thibeault

Seulement 6 % des répondants n’avaient pas d’habitudes malsaines et étaient considérés comme « en très bonne santé », selon cette étude rendue publique lundi.

En contrepartie, un répondant sur trois a déclaré avoir au moins deux mauvaises habitudes, et 42 % ont déclaré en avoir trois ou plus.

Parmi les hommes qui ont répondu au sondage, 22 % avaient une seule habitude malsaine et étaient considérés comme en bonne santé.

Selon les résultats, c'est au Manitoba et en Saskatchewan que les hommes interrogés sont le plus nombreux, soit 45 %, à déclarer des habitudes de vie malsaines. Et c'est en Colombie-Britannique, avec seulement 34 %, que les hommes ont le moins de mauvaises habitudes. En moyenne, sur l'ensemble du pays, 41 % des répondants avaient des habitudes malsaines.

Prévenir au lieu de guérir

La FSHC indique avoir voulu faire cette étude pour comprendre les comportements des hommes, plutôt que de se pencher sur les maladies, ce qui serait une première au pays.

Selon le fondateur de la FSHC, Larry Goldenberg, cette étude et l’échelle de gradation qu'elle utilise permettent désormais de mieux évaluer les comportements en matière de santé des hommes canadiens et donnent un point de départ aux chercheurs pour des comparaisons qui pourraient être faites à l'avenir. « J'espère que d'autres chercheurs utiliseront cette plateforme pour étudier différentes populations à travers le monde et concevoir des interventions ciblées pour inciter les hommes à adopter des modes de vie plus sains », dit-il.

Le gestionnaire de programme à la FSHC, Joe Rachert, souligne que celle-ci cherche à démontrer qu'il est possible d'acquérir e de bonnes habitudes de vie.

C’est possible de changer le cours des choses et de renverser les mauvaises habitudes de vie.

Joe Rachert, gestionnaire de programme à la FSCH

Larry Goldenberg affirme que 70 % des problèmes de santé chronique des hommes sont causés par leur mode de vie et que, contrairement au bagage génétique sur lequel ils ne peuvent pas agir, les hommes peuvent modifier leurs habitudes pour améliorer leur santé.

Des chiffres qui font mal

Ainsi, 62 % des répondants au sondage avaient une mauvaise alimentation, 54 % dormaient peu ou trop, 59 % ne faisaient pas un minimum de 150 minutes d’activité physique par semaine, 39 % consommaient trop d’alcool, et 20 % fumaient.

« Les données les plus surprenantes ont trait à l’alimentation et à la consommation d’alcool », dit Joe Rachert.

Les hommes des provinces de l’Atlantique étaient ceux qui dormaient le moins bien, et les Québécois, ceux qui consommaient le plus d’alcool.

« On estime que sept ou huit heures de sommeil sont nécessaires, et ce qu’on voit, c’est que 57 % des hommes dans les provinces de l’Atlantique dorment plus ou moins que ce qui est recommandé », note par exemple Joe Rachert.

Les résultats de l'étude sont dévoilés à l'occasion de la Semaine de la santé des hommes, qui a lieu du 9 au 15 juin.

Méthodologie

Intensions Consulting a mené le sondage par Internet pour le compte de la FSHC entre le 20 et le 28 avril 2017, et a enquêté auprès d’un échantillon de 2000 Canadiens âgés de 19 à 94 ans. L’échantillon a été pondéré pour refléter la population canadienne, selon les données du recensement de 2016.

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