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S'adapter à la Xbox One X quand on est branché PC

Une photo de la Xbox One X de Microsoft.
Microsoft présente sa nouvelle console, la Xbox One X. Photo: Microsoft
Radio-Canada

CHRONIQUE – Le monstre pivote, se porte à l'attaque, et le héros s'écroule, terrassé. C'est la faute de cette satanée manette qui nécessite aux habitués du clavier un certain nombre d'heures de pratique pour être maîtrisée. Ardent défenseur de l'ordinateur personnel, j'ai tenté de me familiariser avec la Xbox One X, la nouvelle console de Microsoft que l'on vante comme étant « la plus puissante du monde ». Jouer à des jeux vidéo en qualité 4K en vaut-il la peine?

Un texte d’Hugo Prévost

La machine est arrivée dans une boîte relativement volumineuse. Mes premières impressions sont plus que bonnes : le design est léché, l’appareil est mince, l’installation et la configuration s’effectuent rapidement, même avec les mises à jour de rigueur.

Malgré tout, quelque chose cloche. La console est livrée non pas avec un jeu, mais plutôt avec un exemplaire de la série documentaire Planète Terre II. Il s'agit d'une excellente série, mais la démarche publicitaire semble claire, soit promouvoir la résolution 4K puisque le coffret en porte clairement le sceau. Cette résolution est d'ailleurs vantée dans le manuel de la console et dans des publicités pour des services et contenus offerts par Microsoft à l’intérieur des menus.

Promouvoir une technologie n’est pas mauvais en soi, mais sans téléviseur haute définition, il est plutôt difficile de s’extasier devant les prouesses techniques de cette Xbox One X.

Ce désagrément technique mis à part, la console offre effectivement des performances intéressantes. Les jeux vidéo testés étaient fluides et rapides; ils s’installaient et se lançaient sans prendre de temps. Je n'ai rien à redire à ce sujet.

Loin du jeu en ligne gratuit

Le hic, c’est que l’on voit bien assez vite que cette console de Microsoft, vendue à 599 $, sert surtout à vendre des abonnements. Ainsi, des codes sont offerts pour essayer les services Live Gold et Game Pass. Le premier sert de porte d’entrée pour le jeu en ligne et permet d’obtenir des jeux vidéo gratuits. L’autre est plutôt un service de diffusion de jeux où les titres demeurent offerts aussi longtemps que l’abonnement est en vigueur.

On est loin de l’accès en ligne gratuit de la quasi-totalité des jeux PC et de la multitude de titres vendus pour quelques dollars, quand ils ne sont pas carrément donnés.

Rien de tout cela ne représente un péché mortel pour l’appareil de Microsoft. Le catalogue comprend certainement d’excellents titres. La possibilité de se servir de la console comme appareil multimédia est non seulement une bonne idée, mais presque une obligation, en raison de la place centrale que prend de la Xbox One X dans un salon.

Même la sacrée manette n’est pas vraiment le problème. Après tout, voilà longtemps que des manettes de Xbox ou de PlayStation peuvent être branchées sur PC. Pour des titres comme Rocket League, par exemple, elles s’avèrent essentielles. De plus, la manette des deux dernières générations de la Xbox tient pratiquement de l’œuvre d’art.

Au diable le choix

L’écueil, c’est le manque de choix. Les PC offrent : un catalogue de titres bien plus fourni que sur n’importe quelle autre console; le choix de pouvoir rejouer à des jeux sortis il y a plusieurs décennies sans avoir à se fier au bon vouloir des éditeurs et des Microsoft, Sony et Nintendo de ce monde; le choix d’acheter des jeux à très bas prix dans de nombreuses boutiques en ligne ainsi que le choix de délaisser la manette lorsque vient le temps de jouer à des jeux de stratégie ou de gestion plus complexes.

Cette expérience avec la Xbox One X n’a pas été un échec, bien au contraire. Son achat est tout indiqué pour ceux qui ne disposent pas d’un ordinateur assez puissant pour jouer à des jeux relativement exigeants. Quant à ceux qui ont déjà sorti leur chéquier ou leur carte de crédit, pour ensuite un peu trop s’amuser à monter eux-mêmes les pièces, la transition risque d'être longue.

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