•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sex and the City : la série révolutionnaire a 20 ans

Quatre femmes et un homme regardent droit devant eux, à la fois surpris et amusés lors d'un événement mondain.
Les quatre New-Yorkaises ont changé la donne pour les femmes dans les séries. Photo: HBO
Radio-Canada

C'était il y a deux décennies, le 6 juin 1998 pour être exact : le premier épisode de Sex and the City était diffusé sur HBO. La série sur quatre Américaines branchées de Manhattan bouleversait la manière dont les femmes étaient représentées à la télévision, notamment en évoquant comme jamais auparavant leur vie sexuelle.

Un peu partout dans le monde occidental, toute une génération de téléspectatrices s’est identifiée à Carrie (Sarah Jessica Parker), Miranda (Cynthia Nixon), Samantha (Kim Cattrall) et Charlotte (Kristin Davis). Marie-Claude Beaucage, réalisatrice de l’émission La route des 20, sur ICI Radio-Canada Première, et Sarah-Maude Beauchesne, auteure et scénariste, en font partie, comme elles l’ont expliqué mercredi à l’émission On dira ce qu’on voudra.

La première a découvert la série lors de sa diffusion au Québec (sous le titre Sexe à New York). Cette fan de Friends retrouvait la Grosse Pomme, mais cette fois loin des décors fictifs construits dans des studios à Los Angeles. « Là, on était dans la vraie vie, le vrai nightlife, dans les vrais bars. »

Marie-Claude Beaucage dit surtout avoir été « happée par le ton, la façon très directe de s’adresser à nous ». Sexe à New York est basée sur des chroniques de la journaliste Candace Bushnell dans The New York Observer, adaptées ensuite en roman.

Ci-dessous la bande-annonce (en anglais) de la première saison

« Ma vie a changé »

De son côté, Sarah-Maude Beauchesne dit avoir d’abord reculé en voyant le mot sexe écrit sur les DVD de la série achetés par sa mère. Finalement, en arrivant à Montréal et en découvrant la solitude de la métropole, elle a décidé de se plonger dans l’univers des quatre New-Yorkaises. « Ma vie a changé », raconte la scénariste.

Comme son titre l’indique, la série créée par Darren Star (à qui l'on doit aussi Beverly Hills, 90210 et Melrose Place) parle beaucoup de sexualité. Le tabou du plaisir féminin a en effet volé en éclats grâce à ces portraits de célibataires, notamment celui du personnage de Samantha, très à l’aise à l’idée de s’envoyer en l’air dès qu’elle en a envie et qui bavarde sur le sujet.

Au début, quand je voyais Samantha faire l’amour, j’étais mal à l’aise et je n’aimais pas ça. Puis, de fil en aiguille, je me suis dit : “Moi aussi, je vais le prendre de même, moi aussi, je vais m’assumer”.

Sarah-Maude Beauchesne
L'actrice Kim Cattrall sourit  au Festival international du film de Toronto en 2013L'actrice Kim Cattrall au Festival international du film de Toronto en 2013 Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Marie-Claude Beaucage rappelle à ce propos la question explicite posée dans le premier épisode de Sexe à New York : « Est-ce que les femmes peuvent et ont le droit de baiser comme des hommes? ». Thème audacieux pour l’époque, le sujet est, 20 ans plus tard, « plus socialement acceptable », indique la réalisatrice. La série y est peut-être pour quelque chose.

Sex and the City a pris fin sur HBO en 2004. Malgré les années, la série garde toute sa force, selon les invitées de Rebecca Makonnen. Certes, le message, très présent dans la fiction, selon lequel les femmes ne peuvent être heureuses qu’en étant en couple avec un homme a mal vieilli, indique Sarah-Maude Duchesne, âgée de 28 ans.

L’idée que toute histoire d’amour finit en mariage puis avec des enfants « est un parcours traditionnel américain qu’on trouve encore aujourd’hui aux États-Unis », ajoute Marie-Claude Beaucage.

Des femmes solidaires

Malgré tout, cette dernière reste une fan de la première heure, retenant avant tout la manière dont est montrée l’amitié féminine, où les discordes existent, mais où la solidarité prime.

Sarah-Maude Beauchesne va dans le même sens, elle qui regarde chaque année les six saisons.

« À chaque écoute, je découvre quelque chose de nouveau, je comprends quelque chose de nouveau, je retiens quelque chose de nouveau », affirme-t-elle.

Séries télé

Arts