•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sur les traces des marchands de fourrure à Fort la Reine

Sur les traces des marchands de fourrure à Fort la Reine
Radio-Canada

Partez sur les traces des trappeurs du Manitoba et découvrez comment fonctionnait le commerce des fourrures dans ce qui était alors la Terre de Rupert, en visitant un fort typique de l'époque. Voici le deuxième article d'une série de reportages sur quatre lieux touristiques à voir le long de la route Transcanadienne, pour vivre des expériences parfois inhabituelles.

Un texte de Thibault Jourdan

À environ 80 km à l’ouest de Winnipeg, juste à l’entrée de Portage-la-Prairie, un ancien fort en bois attend les visiteurs. Avec plus d’une vingtaine de bâtiments, le musée de Fort la Reine recrée, dans une certaine mesure, la vie des pionniers qui ont ouvert la voie de l’Ouest canadien grâce au commerce des fourrures.

Un tableau de La Vérendrye trône dans le bâtiment principal de Fort la Reine.Un tableau de La Vérendrye trône dans le bâtiment principal de Fort la Reine. Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Fort la Reine a été fondé en 1738 par Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye et ses fils, explorateurs et marchands indépendants de fourrures. Le fort leur servait de base pour mener des expéditions à la recherche de la légendaire mer de l’Ouest.

« Fort la Reine raconte l’histoire des pionniers, depuis 1739 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale », explique Lasha Mackedenski, guide-interprète au musée.

Lasha Mackedenski devant Fort la ReineLasha Mackedenski Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Des bâtiments d’époque

Le musée reproduit en quelque sorte un village. Outre le fort et sa palissade composée de 500 rondins de bois, on trouve un poste de traite de fourrures, deux églises, une grange, une caserne de pompiers, une imprimerie, des maisons… « On a des bâtisses qui expliquent le commerce des fourrures et d’autres qui évoquent les débuts de l’agriculture et de l’industrie au Canada », détaille Lasha Mackedenski.

Un chalet en bois au musée Fort la Reine au Manitoba.Un poste de traite de fourrures est visible au musée de Fort la Reine au Manitoba. Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan
Une grange rouge à Fort la Reine, au ManitobaUne grange à Fort la Reine, au Manitoba Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan
Une maison en boisUne maison en plein coeur du fort de Fort la Reine abrite des portraits de La Vérendrye, le fondateur du fort. Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan
Une église orthodoxeLe musée de Fort la Reine dispose d'une église orthodoxe. Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Les bâtisses, que l'on peut toutes visiter, permettent de voyager dans le temps, de la maison des trappeurs jusqu’à des monuments plus récents datant des années 1940. À l’intérieur, chaque bâtiment est décoré avec des objets d’époque. « Il y a peu d’informations écrites. Pour la plupart, ce sont juste des choses à voir », précise la jeune guide.

L'intérieur d'un poste de traite de fourrures.Il est possible de visiter l'intérieur d'un poste de traite de fourrures au musée de Fort la Reine. Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan
L'intérieur d'une maison au musée Fort la Reine, au Manitoba.L'intérieur d'une maison au musée de Fort la Reine, au Manitoba. Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan
L'intérieur d'une église orthodoxe au musée Fort la Reine au Manitoba.Le musée de Fort la Reine, au Manitoba, dispose d'une église orthodoxe. Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Notre collection [est vraiment unique et] n’est pas visible dans d’autres musées. On couvre un large pan de l’histoire, on n’est pas concentré sur une petite partie.

Lasha Mackedenski, guide-interprète au musée de Fort la Reine

Infos pratiques

  • le musée se trouve juste à l’entrée est de Portage-la-Prairie, à environ 80 km à l'ouest de Winnipeg;
  • outre le village, le musée dispose de la plus grande collection au monde de machines agricoles Allis-Chalmers, ainsi que du wagon de train privé de William Cornelius Van Horne, qui fut à la tête du Canadien Pacifique. Il accueille aussi tout l'été deux expositions temporaires bilingues portant sur les changements climatiques et les chasseurs de caribous;
  • le musée est ouvert du mercredi au samedi, de 10 h à 17 h et le dimanche de 11 h à 18 h;
  • le prix d'entrée est de 10 $ pour les adultes, de 5 $ pour les enfants; l'entrée est gratuite pour les moins de 4 ans.
  • aux alentours de Portage-la-Prairie : à la sortie de la ville, sur la Transcanadienne, se trouve le parc provincial Portage Spillway. C’est l'endroit rêvé pour faire une pause, voire prendre le temps de pêcher.

Manitoba

Francophonie