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  • Archives
  • Un fragment de l’âme de Montréal exposé au Musée McCord

    Le commerçant Moe Wilensky est interviewé en face de son magasin en 1973-1974.

    Le 60 présente un reportage sur la communauté juive dans le quartier montréalais du Mile-End.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le Musée McCord présente, du 3 mai au 11 novembre 2018, Shalom Montréal, une exposition sur les communautés juives montréalaises. Le musée vise à montrer la contribution qu'ont apportée ces dernières au développement social, économique et culturel de la métropole québécoise. Nous avons glané dans nos archives des exemples de cette inestimable contribution.

    La présence juive au Québec remonte à deux siècles et demi. En 2011, dans la grande région de Montréal, les collectivités juives représentent 2,4 % de l’ensemble de la population. Certains disent que c’est, après les communautés francophone et anglophone, la « troisième solitude » montréalaise.

    Plusieurs membres, plusieurs endroits et plusieurs traditions culinaires, associés à la présence juive, participent pourtant d’une manière indélébile à l’identité de la métropole.

    Un écrivain dans le Mile-End

    Au début du 20e siècle, le quartier du Mile-End constitue le cœur vibrant de la communauté juive de Montréal. C’est dans ce quartier que naît le 27 janvier 1931, rue Saint-Urbain, l’écrivain Mordecai Richler.

    L’écrivain est probablement un des meilleurs observateurs de l’évolution de ses coreligionnaires à Montréal. Il a aussi dépeint d’une manière saisissante et souvent satirique les relations complexes qu’entretiennent les Juifs avec les Québécois francophones et les Canadiens anglais.

    Une des œuvres phares de l’écrivain s’intitule L’apprentissage de Duddy Kravitz. Le roman décrit l’ascension sociale d’un jeune juif dans le quartier du Mile-End à la fin des années 1940. Le livre a connu un retentissement international dès sa publication en 1959.

    En 1974, on a tiré de cette histoire une adaptation cinématographique. L’acteur américain Richard Dreyfuss et l’actrice Micheline Lanctôt font partie de sa distribution.

    Reportage au 60 au moment du tournage du film Duddy Kravitz

    L'émission Le 60 a présenté un reportage qui nous amène dans les rues Clark et Fairmount qui ont servi de lieux de tournage au film sorti sur les écrans le 11 avril 1974.

    Comme le souligne John Kemeny, le producteur du long métrage, l’action du roman se déroule en 1948. Le tournage a été compliqué. Il a fallu trouver les voitures de l’époque, refaire les enseignes, habiller les acteurs et les figurants à la mode d'alors.

    Le journaliste nous présente aussi deux commerces appartenant à des Juifs et qui font partie prenante de l’imaginaire montréalais. On parle ici du casse-croûte de Moe Wilensky et du restaurant Schwartz.

    On interroge aussi plusieurs membres de la communauté juive qui participent ou assistent au tournage. Ils discutent des rapports qu’ils entretiennent avec les Québécois francophones.

    Toutes les personnes, et les Juifs particulièrement, ils aiment les Français […] Les Juifs de Montréal ont plus en commun avec les Français [francophones] qu’avec les anglophones.

    Une dame juive du quartier du Mile-End

    Un « croissant » montréalais

    Montréal ce soir, 19 octobre 1987

    L’animateur de Montréal ce soir Charles Tisseyre a présenté le 19 octobre 1987 un reportage de Josée Blanchette. La toute jeune journaliste dirige, elle aussi, son attention vers le quartier du Mile-End. De nombreuses boulangeries y confectionnent ce que plusieurs appellent le « croissant » montréalais : le bagel.

    On doit à des Juifs est-européens, qui ont immigré à Montréal vers la fin du 19e siècle, la présence de ce pain en forme d’anneau dans la métropole. Josée Blanchette visite la toute première des boulangeries qui a proposé des bagels aux Montréalais.

    La Fairmount Bagel a pignon sur rue depuis 1919. Elle est sise depuis 1949 au 74, Fairmount.

    En 1987, c’est la quatrième génération de la famille Shlafman qui dirige l’établissement. Le propriétaire, Jacques Shlafman, nous explique la technique et les étapes de la fabrication des bagels.

    Le secret du goût du petit pain, c’est sa cuisson au four de bois. La boulangerie offre une grande variété de bagels.

    Cependant, une majorité des clients optent encore pour la version nature ou aux graines de sésame. Quant aux puristes, ils n’envisagent de manger le savoureux petit pain qu’avec du fromage à la crème et du saumon fumé.

    On a parlé du casse-croûte de Moe Wilensky, du restaurant Schwartz, et des bagels des boulangeries du quartier Mile-End. D'autres lieux protégés par l'étoile de David pourraient aussi être mentionnés.

    Il n’est pas exagéré de dire que la culture culinaire juive a nourri l’identité et l’imaginaire des Montréalais.

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