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Qui formera le gouvernement Ford?

Photo de Doug Ford en complet assis à une table entouré de deux femmes

Doug Ford entouré des candidates conservatrices Caroline Mulroney (à g.) et Christine Elliott

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'une des premières tâches du premier ministre désigné Doug Ford sera de former un Conseil des ministres, avec des représentations de toutes les régions de la province et de récompenser ceux qui l'ont aidé à défaire un gouvernement libéral en poste depuis 15 ans.

Un texte de Claudine Brulé

Voici quelques personnalités qui pourraient faire leur entrée dans le futur cabinet des ministres de M. Ford.


Raymond Cho

Le député de Scarborough est le seul député réélu dans le caucus conservateur qui avait appuyé Doug Ford lors de la course à la direction du Parti progressiste-conservateur ce printemps.

L'ancien conseiller municipal de Toronto avait été élu dans une élection partielle en 2015 avec l'aide de M. Ford. C'est lui qui a entamé la percée des conservateurs dans la ville de Toronto.

Raymond Cho

Raymond Cho

Photo : Radio-Canada


Christine Elliott

Le chef Doug Ford aura besoin, autour de la table du Conseil des ministres, de celle qui était sa rivale lors de la course à la direction du Parti.

Elle avait obtenu plus de votes des membres (M. Ford a gagné en raison de la distribution des votes dans les différentes circonscriptions), mais elle avait surtout obtenu l'appui de la majorité des députés conservateurs qui siégeaient à Queen's Park avant le déclenchement de l'élection.

Christine Elliott a aussi une expérience politique considérable, pour avoir été députée durant neuf ans et chef adjointe sous la direction de Tim Hudak.

Elle a développé une certaine expertise dans le domaine de la santé, après avoir été porte-parole de l'opposition officielle dans ce domaine.

Elle a également été la première personne à occuper le poste d'ombudsman des patients de l'Ontario, lorsque celui-ci a été créé.

Christine Elliott sourit à la caméra.

Christine Elliott ne s'est pas présentée au discours de victoire de Doug Ford.

Photo : The Canadian Press / Chris Young


Caroline Mulroney

Elle est une novice en politique et la fille de l'ancien premier ministre canadien Brian Mulroney.

Elle a été avocate, puis vice-présidente dans une firme de conseillers en investissements, mais elle a surtout grandi dans un univers très politisé et compte des contacts importants dans les rangs conservateurs fédéraux.

Caroline Mulroney

Caroline Mulroney, candidate à la course à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang


Vic Fedeli

C'est lui qui analysait les budgets libéraux de près dans les dernières années comme porte-parole officiel en matière de finances pour les progressistes-conservateurs.

Cet ancien homme d'affaires a bâti sa propre entreprise de marketing. Il est aussi député provincial de Nipissing et a été maire de la municipalité de North Bay pour deux mandats.

Il est notamment celui qui a tenu le fort à Queen's Park et, de ses propres mots, qui a « enlevé la pourriture » au sein de son parti lors de la course à la direction des conservateurs au printemps dernier.

Le portrait d'un homme

Vic Fedeli

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette


Lisa MacLeod

La députée de la région d'Ottawa a un franc-parler. Elle est aussi souvent celle qui défend les décisions du parti.

Elle a démontré dans le passé sa loyauté au parti et à tous ceux qui ont été chefs.

La députée est debout dans un corridor et fait face à la caméro

La député de Nepean-Carleton, Lisa MacLeod

Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay


Rod Phillips

L'ancien dirigeant de l'entreprise Postmedia, propriétaire des journaux Sun et du National Post, et de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario, était un candidat vedette pour le parti.

Son expérience dans ces importantes entreprises privée et publique serait un atout pour le nouveau gouvernement.

Rod Phillips

Rod Phillips appuie la candidature de Caroline Mulroney.

Photo : La Presse canadienne / Hannah Yoon


Toby Barrett et Jim Wilson

Ces deux députés ont une longue expérience en politique : ils étaient tous deux ministres dans le gouvernement conservateur de Mike Harris à la fin des années 1990.

Ils pourraient apporter leurs connaissances autour de la table du Conseil des ministres qui pourrait compter plusieurs nouveaux élus et un premier ministre novice en politique provinciale.


À qui le ministère des Affaires francophones?

Le drapeau franco-ontarien

Le drapeau franco-ontarien

Photo : Radio-Canada / Vedran Lesic

L'équipe de Doug Ford compte peu de francophones.

Il y a Caroline Mulroney et Amanda Simard, qui sont deux nouvelles élues parlant bien français.

La francophile Gila Martow, qui a été porte-parole de l'opposition pour les affaires francophones, a un peu plus d'expérience législative et une bonne connaissance des dossiers chauds de la francophonie, mais a dit en entrevue avec Radio-Canada qu'elle préférait céder sa place de représentante de la communauté à l'une ou l'autre des nouvelles élues.

La grande question reste de savoir si les progressistes-conservateurs voudront conserver un ministère indépendant pour les Affaires francophones, ou non. Ce ministère a été créé l'été dernier. Les conservateurs pourraient vouloir retourner à l'ancienne formule avec un ministre délégué.

Y aura-t-il autant de ministères?

Quand Doug Ford parle de réduire la taille de l'État et de réduire les dépenses, il est possible de penser qu'il voudra aussi réduire la taille du Conseil des ministres.

Le cabinet de sa prédécesseure, Kathleen Wynne, comptait 27 ministres dans son gouvernement au moment de la dissolution de la Chambre.

Des ministères indépendants ont vu le jour durant le mandat de Mme Wynne : ceux des Affaires francophones, de la Condition féminine et celui des Affaires des personnes âgées.

L'ancien premier ministre libéral, Dalton McGuinty, avait aussi créé en 2008 le ministère des Affaires autochtones. Celui-ci est depuis devenu le ministère des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation.

Toronto

Politique provinciale