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Un groupe réclame une enquête sur la gestion de l’hôpital de Saint-Quentin

Des personnes âgées sortent de l'hôpital.

L'hôpital Hôtel-Dieu Saint-Joseph, à Saint-Quentin

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un nouveau comité qui dit représenter les citoyens du Restigouche-Ouest, au Nouveau-Brunswick, exige une enquête indépendante au sujet de l'hôpital Hôtel-Dieu Saint-Joseph, à Saint-Quentin.

Formé il y a deux semaines lors d'une réunion publique regroupant quelques centaines de personnes, le comité d'action des citoyens du Restigouche-Ouest sort de l'ombre.

« Ce comité d'action citoyenne inclut 100 % des citoyens du Restigouche-Ouest », affirme le porte-parole Jeannot Martin.

Le groupe appuie le comité permanent sur la santé, présidé par Joanne Fortin, qui réclame depuis plusieurs mois plus de services à l'hôpital de Saint-Quentin.

Dans une lettre adressée au ministre de la Santé Benoît Bourque, le nouveau comité demande une enquête indépendante sur la gestion de l'établissement par le Réseau de santé Vitalité.

« On veut vraiment connaître la gestion de l'hôpital. On veut savoir combien on coûte, combien on rapporte, comment les fonds sont utilisés », explique Jeannot Martin.

Jeannot Martin en entrevue à son domicileAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jeannot Martin, du comité d'action des citoyens du Restigouche-Ouest, réclame une enquête indépendante sur la gestion de l'hôpital Hôtel-Dieu Saint-Joseph, à Saint-Quentin.

Photo : Radio-Canada

« Est-ce qu'on prend les bonnes décisions? Est-ce que Vitalité prend les bonnes décisions? La commission d'enquête va nous prouver qu'on avait raison », ajoute-t-il.

Même si Vitalité soutient le contraire, le comité d'action affirme que plusieurs services ont été réduits ou éliminés dans cet hôpital ces dernières années.

La situation des soins de santé dans la région aurait même poussé un médecin pratiquant dans une clinique à Kedgwick à remettre sa démission, et une autre serait en train de réfléchir à la possibilité de faire le même geste, selon Jeannot Martin.

Radio-Canada n'a pas réussi à communiquer avec le Dr Stéphane Aubut pour lui demander les raisons de son départ.

Le ministre préfère commander une étude

Plutôt que d'accepter la demande d’enquête publique, le ministre Bourque propose à Vitalité de faire une analyse des besoins communautaires dans cette région.

Benoît Bourque en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre Benoît Bourque privilégie plutôt une étude des besoins de la communauté.

Photo : Radio-Canada

« On aura une meilleure idée de comment on pourra optimiser les services de soins offerts dans Restigouche-Ouest. Rt en travaillant ensemble, en partenariat, on va y arriver », affirme Benoît Bourque.

Ce n’était pas le genre de réponse qu’attendait le comité d'action des citoyens.

« L'action dépendra de l'inaction de Vitalité et du ministre. Plus il va être inactif, plus l'action risque d'être grosse », lance Jeannot Martin.

D’après un reportage de Serge Bouchard

Nouveau-Brunswick

Établissement de santé