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Pénurie de vétérinaires : les résidents de La Sarre et Amos doivent parcourir des kilomètres

La Clinique Vétérinaire Béchard, de La Sarre.

La Clinique Vétérinaire Béchard, de La Sarre

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Corbeil

Radio-Canada

Les propriétaires d'animaux de compagnie de l'Abitibi-Ouest qui ont besoin des services d'un vétérinaire doivent se tourner vers Rouyn-Noranda ou Val-d'Or.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

La clinique Béchard de La Sarre est en attente du retour de congé de maternité de sa vétérinaire.

Les municipalités de La Sarre et d'Amos se retrouvent donc sans vétérinaire actuellement.

« On est obligé de les référer à Rouyn-Noranda. Amos vient de fermer, malheureusement, donc on les réfère à Rouyn-Noranda ou Val-d'Or, ce sont les autres cliniques vers lesquelles ils doivent se tourner pour avoir des services d'examens vétérinaires », affirme Geneviève Bolduc, technicienne en santé animale à la clinique vétérinaire Béchard de La Sarre.

À la Clinique vétérinaire S. Dubé de Val-d'Or, on enregistre une hausse importante de la clientèle provenant principalement d'Amos.

« On est déjà cinq vétérinaires ici, mais ça augmente notre charge de travail, c'est certain. On essaie de voir des rendez-vous en double, des choses comme ça. On ne peut pas augmenter le nombre de vétérinaires et non plus au niveau des plages horaire. On essaie, mais c'est difficile », confirme Dre Mylène Larochelle, de la Clinique vétérinaire S. Dubé de Val-d'Or.

La plus importante pénurie

À l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec, qui représente 2500 vétérinaires, on estime que l'Abitibi-Témiscamingue est la région la plus touchée par la pénurie.

On n'a pas le pouvoir d'envoyer des gens dans des régions, on n'a pas le pouvoir d'imposer non plus à quelqu'un de travailler 24 heures sur 24. Vous comprenez alors que notre pouvoir est limité.

Dre Caroline Kilsdonk, présidente de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec

Plus d'étudiants admis?

La solution pourrait passer par une hausse du nombre d'étudiants à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, estime Mylène Larochelle.

« Je pense qu'en général, il y a une pénurie pas seulement en Abitibi-Témiscamingue. Ça atteint vraiment d'autres régions, parce que j'ai parlé avec des collègues vétérinaires et je pense que c'est vraiment massif », ajoute la Dre Mylène Larochelle.

Je pense que ça commence à partir de l'université, qu'il n'y a pas assez d'admissions pour combler le manque de vétérinaires nécessaires. Je pense que ce sera un réajustement à faire, il va falloir pallier à ça d'ici là.

Dre Mylène Larochelle

À la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, on affirme qu'on est bien au fait de la situation et on souligne du même souffle que le nombre d'admissions a été augmenté de 12 % depuis 7 ans. On estime qu'il est encore trop tôt pour mesurer l'impact de cette mesure.

La situation devrait toutefois s'améliorer dans les municipalités de La Sarre et d'Amos, qui devraient retrouver les services d'un vétérinaire dans leur municipalité au cours des prochaines semaines.

L'Abitibi-Témiscamingue est aussi touchée par un manque de vétérinaires pour soigner les animaux de ferme.

Abitibi–Témiscamingue

Animaux de compagnie