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Des chercheurs s’activeront cet été sur le lac Témiscouata

Des plongeurs s'apprêtent à s'élancer dans le lac Témiscouata

Des plongeurs s'apprêtent à s'élancer dans le lac Témiscouata

Photo : Radio-Canada / Ariane Perron Langlois

Radio-Canada

Le lac Témiscouata sera scruté à la loupe cet été par des chercheurs qui veulent mieux comprendre les problèmes de reproduction du touladi, mais aussi les impacts des changements climatiques sur les poissons qui vivent dans le lac.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

Le ministère de la Faune mène depuis 2016 des recherches pour mieux comprendre pourquoi le touladi, aussi connu sous le nom de truite grise, n'arrive pas à se reproduire naturellement malgré l'abondance de poissons adultes dans le lac.

Les premières étapes des recherches ont permis d’identifier des sites de frai. À première vue, ces frayères semblent plutôt petites et ensablées, un environnement qui pourrait étouffer les œufs de touladis et les exposer aux prédateurs.

L’été 2018 devrait permettre de pousser plus loin les recherches sur les causes de cet ensablement des frayères. Un étudiant à la maîtrise associé à l’Institut national de recherche scientifique (INRS) va étudier l’impact de l’hydrologie et des courants sur les sites de fraie de touladis. Dans le cadre de ces recherches, des appareils seront installés à proximité des frayères pour mesurer la vitesse et la direction des courants.

L’une des hypothèses sur la table est que le barrage d’Hydro-Québec pourrait modifier les mouvements des masses d’eau du lac et par conséquent amener davantage de sédiments dans les frayères.

Le touladi est un des plus grands poissons d'eau douce en Amérique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Il est interdit de pêcher le touladi au lac Chibougamau.

Photo : Radio-canada

L’impact des changements climatiques

Parallèlement, des chercheurs du ministère de l’Environnement souhaitent étudier plus largement l’impact des changements climatiques sur les poissons qui vivent dans le lac Témiscouata.

Ils utiliseront notamment des équipements qui enregistrent la température des différentes strates d’eau.

Selon la biologiste responsable du projet de recherche sur les touladis au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Anne-Marie Pelletier, ces données sur la température de l’eau pourraient aussi amener des réponses sur les problèmes que connaît cette espèce, qui se trouve en haut de la chaîne alimentaire.

Anne-Marie Pelletier, biologiste au ministère de la Forêt, de la Faune et des ParcsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Anne-Marie Pelletier, biologiste au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs

Photo : Radio-Canada / Benoit Bélanger

Pour bien comprendre ce qui se passe, il faut aller chercher une multitude d'informations. Ce n'est pas juste les frayères, mais les changements climatiques peuvent avoir des impacts importants dans plusieurs sphères d'activités. Il faut documenter ça.

Anne-Marie Pelletier, biologiste au ministère de la Forêt de la Faune et des Parcs

Le ministère va aussi installer des filets pour réaliser un inventaire de différentes espèces de poissons qui vivent dans le lac Témiscouata.

Il demande aux pêcheurs et aux résidents de ne pas toucher ou déplacer les différents appareils qui seront installés dans le lac entre la mi-juin et la mi-novembre, pour ne pas fausser leurs données.

Bas-Saint-Laurent

Environnement