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La vérificatrice de la Saskatchewan dénonce de nouvelles lacunes en santé

Le Parti vert présente sa plateforme électorale en vue des élections provinciales de septembre 2019.

Radio-Canada

La vérificatrice de la Saskatchewan, Judy Ferguson, est formelle : la Saskatchewan doit améliorer l'accès aux soins de santé mentale et de traitement des dépendances. La mauvaise santé de nombreux détenus des centres correctionnels de la province est également dénoncée.

Les problèmes d’accès aux soins de santé mentale concernent particulièrement l’ancienne Région de santé de Prince Albert Parkland, aujourd’hui intégrée à l’Autorité de santé de la Saskatchewan, qui a été évaluée lors du dernier audit de la vérificatrice.

Pour la haute fonctionnaire, il est primordial que les informations sur les patients soient entrées dans un système informatique permettant la communication entre les différentes instances. Son audit a révélé que les dossiers sont souvent fragmentés entre les professionnels des soins, et, qui plus est, tenus sur papier.

Avoir des informations complètes sur le passé médical d’un patient est essentiel pour assurer le meilleur traitement possible de sa santé mentale et de ses dépendances.

Judy Fergusson, vérificatrice provinciale de la Saskatchewan

Le problème a déjà été mentionné dans un rapport de 2014, mais le projet de numérisation des dossiers débute à peine, d'après la vérificatrice. Elle a également dénoncé les longs temps d’attente pour les consultations en psychiatrie et a rappelé que cela peut mener à une aggravation de l’état des patients.

En 2017, 80 % des enfants et des jeunes dont les cas n'étaient pas graves n’ont pas vu de psychiatre avant 20 jours.

Rapport 2018 de la vérificatrice provinciale

Le domaine carcéral aussi doit faire des efforts

Le ministère des Services correctionnels et de la Police doit quant à lui mieux prendre en compte la santé des détenus.

« Le taux de maladies infectieuses est beaucoup plus élevé que dans les communautés », affirme le rapport. La vérificatrice provinciale insiste sur l’importance d'harmoniser la qualité des soins en centre de détention avec celle fournie dans la vie civile.

[Améliorer la santé des détenus] aidera à réduire les risques d’introduction de maladies dans la communauté quand les détenus sont relâchés.

Rapport 2018 de la vérificatrice provinciale

Le manque de formation du personnel est une des causes de la mauvaise santé des détenus. L'audit conclut que les infirmières gestionnaires ne sont pas correctement formées à leur arrivée dans les centres de rétention, et que le personnel des services pénitentiaire lui-même n’est pas au niveau en ce qui concerne les soins de premiers secours.

Judy Ferguson a également déploré le manque de réactivité du ministère des Services correctionnels et de la Police, dont le délai de réponse en cas d’appel de détenus pour raison de santé dépassait les temps réglementaires dans 30 % des cas étudiés.

Saskatchewan

Santé publique