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Un accord sur la fin des hostilités entre les deux Corées est « possible », dit Trump

Les précisions de notre correspondante Anyck Béraud
Radio-Canada

Donald Trump a l'intention d'inviter Kim Jong-un aux États-Unis si les négociations avec le leader nord-coréen se déroulent bien lors du sommet prévu à Singapour mardi prochain. La Corée du Nord a d'ailleurs été au cœur de ses discussions avec le premier ministre japonais Shinzo Abe, de passage à Washington jeudi.

M. Trump a qualifié la rencontre de « productive » et a fait l’éloge du leader japonais en disant qu’il a été « fort utile » en vue de ses négociations avec le régime nord-coréen.

D’ailleurs, le président américain n'écarte pas qu'un accord sur la fin des hostilités dans la péninsule coréenne puisse être signé lors de cette rencontre.

« C'est possible. Nous pourrions signer un accord. Comme vous le savez, ce serait un premier pas... Mais, oui, nous l'envisageons, nous en parlons avec beaucoup d'autres personnes », a affirmé M. Trump lors d’un point de presse conjoint sur la pelouse de la Maison-Blanche.

« C'est probablement la partie la plus facile. Les difficultés viendront ensuite », a-t-il ajouté.

Le président américain soutient qu’une entente avec la Corée du Nord « serait formidable pour la Corée du Nord, la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis, ainsi que le reste du monde ».

De son côté, Shinzo Abe a fait part de son respect « pour le leadership remarquable » du président américain dans l'organisation du sommet avec le numéro un nord-coréen, une rencontre « qu’aucun président n’avait encore été capable d’accomplir jusqu’à présent ».

Le président américain Donald Trump serre la main du premier ministre japonais Shinzo Abe, le 7 juin 2018 à la Maison-Blanche.Le président américain Donald Trump est en compagnie du premier ministre japonais Shinzo Abe, le 7 juin 2018 à la Maison-Blanche. Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Sanctions et « pression maximale »

Donald Trump a encore une fois insisté sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, brandissant une fois de plus la menace de lui imposer de nouvelles sanctions.

« Les sanctions ont une portée extraordinaire et je pourrais en ajouter beaucoup plus, mais j'ai choisi de ne pas le faire pour le moment, mais cela peut arriver », a-t-il souligné.

« La pression maximale est absolument en vigueur », a-t-il indiqué, en faisant référence aux sanctions imposées à Pyongyang après la multiplication d'essais nucléaires et balistiques.

« Mais nous n’utilisons plus ce terme parce que nous allons avoir des négociations amicales. »

Peut-être qu’après ces négociations, je vais à nouveau utiliser ce terme. Vous saurez alors si les discussions se passent bien. Si vous m’entendez dire que nous allons utiliser la "pression maximale", vous saurez que les négociations n’auront pas bien été.

Donald Trump, président des États-Unis

Devant la presse jeudi après-midi, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a affirmé que Kim Jong-un lui avait personnellement dit qu’il s’engageait à dénucléariser la Corée du Nord.

Lorsqu’on lui a demandé si les deux parties étaient parvenues à mieux définir le mot « dénucléarisation », M. Pompeo a répondu oui, sans ajouter plus de détails.

Il a aussi annoncé qu’il irait à la rencontre de responsables sud-coréens, japonais et chinois dans la foulée du sommet Trump-Kim.

Une visite de Kim Jong-un aux États-Unis?

En ce qui a trait à une éventuelle visite en personne de Kim Jong-un à Washington, Donald Trump soutient qu’il est disposé à l’inviter en territoire américain si les discussions se déroulent bien la semaine prochaine.

Je pense [qu’une invitation] serait bien reçue. Je pense qu’il recevrait une telle invitation de manière favorable. Donc, je crois que ça pourrait arriver.

Donald Trump, président des États-Unis

Du même souffle, Donald Trump a indiqué qu’il n’hésiterait pas à abandonner la rencontre avec M. Kim si les choses ne se déroulaient pas comme prévu.

« Tout ce que je peux dire, c’est que je suis totalement prêt à me retirer. Je l’ai déjà fait une fois. Il faut être capable de se retirer », a-t-il dit.

Une lettre « très chaleureuse »

Vendredi dernier à Washington, le bras droit de Kim Jong-un, le général Kim Yong-chol, avait remis à la Maison-Blanche une lettre à M. Trump de la part du dirigeant nord-coréen.

À nouveau interrogé sur le contenu de cette lettre jeudi, Donald Trump a répondu : « C'était une lettre chaleureuse et aimable et je l'ai beaucoup appréciée ».

Pas de rôle pour Dennis Rodman à Singapour

Dennis Rodman avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-unDennis Rodman avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un Photo : AFP / KCNA

« Je l'aime bien, c'est un bon mec, mais il n'a pas été invité », a indiqué Donald Trump jeudi, faisant référence à la présence et au possible rôle que pourrait jouer le flamboyant Dennis Rodman au sommet avec le leader nord-coréen.

Plus tôt cette semaine, le New York Post rapportait que l’ancienne vedette de basketball se déplacerait à Singapour pour la rencontre historique entre les deux dirigeants.

La Maison-Blanche a toutefois écarté que M. Rodman puisse avoir un rôle à jouer lors du sommet.

« Je ne vois pas quel rôle le meilleur récupérateur de rebonds de l'histoire du basketball peut jouer dans cette affaire », a affirmé le porte-parole de l'exécutif américain, Hogan Gidley, sur les ondes de Fox News.

Il est formidable sur le terrain, mais les négociations devraient être menées par ceux qui savent comment s'y prendre. Le président Trump est le meilleur, donc nous nous attendons à une conversation fantastique entre lui et Kim Jong-un, sans Dennis Rodman.

Hogan Gidley, porte-parole du président Trump

L’ancien joueur des Bulls de Chicago a fait plusieurs voyages en Corée du Nord pour visiter son « ami pour la vie », M. Kim.

Dennis Rodman accueilli par le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un (archives)Dennis Rodman accueilli par le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un (archives) Photo : AFP / KCNA

Lors de son dernier arrêt, en juin 2017, il avait confié une copie du livre de Donald Trump The Art of the Deal (L'art de négocier) à un ministre nord-coréen afin qu’il le remette à Kim Jong-un.

En 2014, Dennis Rodman s’était attiré de nombreuses critiques pour avoir chanté « bonne fête » à son ami nord-coréen.

Avec les informations de Agence France-Presse

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