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Les opérations de recherche de disparus sont suspendues au Guatemala

Des secouristes, vêtus de combinaison orange, plantent des tiges métalliques dans le sol, dans l'espoir de retrouver des corps.

Des secouristes guatémaltèques étaient encore à l'oeuvre, mercredi, près du volcan de Fuego.

Photo : Getty Images / ORLANDO ESTRADA

Radio-Canada

Les opérations de recherche visant à retrouver des personnes toujours portées disparues dans la foulée de l'éruption du volcan de Fuego, dimanche, au Guatemala, ont été suspendues jeudi.

L'agence de coordination nationale de gestion des catastrophes (CONRED) indique avoir pris cette décision en raison du danger que courent les secouristes déployés sur le terrain.

Les conditions climatiques et les résidus encore incandescents dans les zones touchées ne permettent pas de préserver l'intégrité physique des secouristes. Nous rappelons que des explosions peuvent se produire dans la zone et que la pluie peut provoquer des coulées de boue et de cendre.

David de Leon, porte-parole de la CONRED

L'agence souligne également que plus de 72 heures se sont écoulées depuis que l’éruption a eu lieu, soit la période au-delà de laquelle les chances de survie sont considérées comme nulles.

Le volcan de Fuego, situé à 35 km au sud-ouest de la capitale Guatemala City, a expulsé dimanche une coulée de 8 kilomètres de lave, accompagné d’un épais nuage de cendres.

Deux images satellites juxtaposées montrent que des dizaines de maisons ont été détruites par les coulées de lave. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ces deux images satellites montrent ce qu'il est advenu de cette petite localité situé près du village de San Miguel Los Lotes, à proximité du volcan.

Photo : Reuters / DIGITAL GLOBE

Selon le dernier bilan des autorités guatémaltèques, 99 personnes ont été tuées – dont 28 seulement ont été identifiées – et 46 autres ont été blessées.

Pas moins de 197 personnes manquent aussi toujours à l’appel, ce qui laisse entrevoir un bilan beaucoup plus lourd que celui qui a été annoncé.

Plus de 12 000 personnes ont dû être évacuées, dont 3000 ont trouvé refuge dans des abris temporaires.

Les opérations de secours ont été grandement compliquées par de multiples explosions de faible intensité, mais aussi par de fortes pluies qui augmentent le risque de glissements de terrain.

L’institut guatémaltèque de vulcanologie (Insivumeh) a d’ailleurs prévenu mercredi que de nouvelles descentes de flux pyroclastiques pourraient se produire pour encore quelques jours, et recommandait de ne pas rester dans la zone touchée.

Les flux pyroclastiques sont des coulées de lave, de cendres et de gaz volcaniques qui descendent les pentes d’un volcan à une vitesse folle en détruisant tout sur leur passage.

Des gens s'étreignent lors de funérailles d'une des victimes du volcan. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La douleur est vive dans les communautés éprouvées par le drame, qui ont commencé à enterrer leurs morts.

Photo : Getty Images / ORLANDO ESTRADA

La CONRED fait l’objet de vives critiques dans la foulée de ce désastre. Elle est soupçonnée d’avoir tardé à ordonner l’évacuation de la zone en question avant l’éruption du volcan.

L’institut de vulcanologie soutient qu’il a sonné l’alarme à temps, mais que la CONRED a ignoré son avertissement. La CONRED affirme pour sa part qu’elle a ordonné l’évacuation à temps, mais que cette alerte a été ignorée.

L'éruption du volcan de Fuego est la plus violente enregistrée depuis plus de 40 ans au Guatemala.

Avec les informations de Associated Press, Agence France-Presse, et BBC

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