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G7 : les débordements seront scrutés par la Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale

Trois policiers se tiennent devant une clôture grillagée.

Des policiers sont postés à l'extérieur du périmètre de sécurité mis en place autour du centre destiné aux médias qui couvrent le Sommet du G7, à Québec.

Photo : The Canadian Press / Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec ne sera pas le seul à envoyer des observateurs sur le terrain lors des manifestations entourant le Sommet du G7, qui se tient à La Malbaie. La Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale feront de même, et seront en nombre beaucoup plus important.

Les deux organismes, qui mènent une mission conjointe, dépêcheront ainsi 44 observateurs, qui seront déployés à Québec, à La Malbaie et à Bagotville, où arriveront les dignitaires. En comparaison, le gouvernement a mandaté un groupe de trois observateurs.

La mission, qui vise à prévenir les violations des droits et libertés des manifestants, aura pour mandat de documenter les événements survenus lors des manifestations ainsi que les conditions de détention des personnes arrêtées. Un rapport devrait être rendu public à la fin août.

En conférence de presse, Nicole Filion, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés, et Geneviève Paul, directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone, ont tenu à souligner l’attitude coopérative du ministère de la Sécurité publique, ainsi que des services de police et des centres de détention.

Les observateurs ont reçu du ministère de la Sécurité publique la promesse de pouvoir circuler librement lors des manifestations, ainsi que des accréditations pour pouvoir être présents à la prison d’Orsainville de Québec et aux centres de détention temporaires installés à Québec et à Clermont, dans Charlevoix.

De plus, des canaux de communication ont été mis en place entre les observateurs et la Sûreté du Québec afin de permettre, dit Mme Paul, de corriger des situations jugées problématiques.

Les observateurs pourront également parler avec les gens qui seront détenus à la prison d’Orsainville, mais pas dans les centres de détention temporaires « pour des raisons de sécurité et de bonne conduite des opérations ».

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Ne pas répéter les erreurs du passé

Nicole Filion affirme avoir constaté dans ses échanges avec la police « un certain changement de discours de leur part ». Ceux-ci disent notamment avoir appris des erreurs du passé.

Ils disent vouloir éviter l’utilisation de la force et les arrestations sans éléments de preuve, comme les arrestations de masse.

Nicole Filion, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés

Mme Filion dit quand même craindre les arrestations massives, puisque 230 places ont été réservées à Orsainville pour les manifestants et que 80 places sont prévues au centre de détention provisoire de Québec, installé à côté du parc Victoria.

Nicole Filion se dit également préoccupée par l’utilisation d’armes potentiellement mortelles, notamment celles utilisées pour envoyer des balles de plastique, et dit « espérer que [leur] mission freinera l’usage de ces armes ».

La police affirme que seules les parties non vulnérables seront visées par ces armes, dit-elle, mais elle dit craindre les dérapages, dans un contexte de contrôle de foule.

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