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La lutte à l’obésité infantile passe par des lois selon des chercheurs

Des bonbons, des boissons sucrées et des craquelins sur une table

Selon l'organisation, les enfants sont attirés par la malbouffe.

Photo : Radio-Canada / Kate Letterick

Radio-Canada

La malbouffe et les boissons sucrées sont de plus en plus consommées à un très jeune âge. Au Nouveau-Brunswick, 36 % des enfants affichent un surpoids. Des lois s'imposent pour renverser la tendance, croient des chercheurs.

La culture de la malbouffe chez les enfants ne peut plus durer, estime le Dr. Yoni Freedhoff, professeur adjoint en médecine familiale à l’Université d’Ottawa et directeur de l’Institut médical bariatrique.

Pour changer le régime alimentaire des enfants, l’engagement des décideurs est nécessaire, comme ce fut le cas pour réduire la consommation des produits du tabac, lance-t-il.

Des conférenciers de partout au Canada se sont réunis à une conférence sur la prévention de l’obésité, à Moncton. Le constat est unanime : l’alimentation des enfants doit changer.

« Nous vivons dans un monde où la malbouffe est omniprésente et il est presque impossible de s’en passer », pense le Dr. Freedhoff.

Le médecin en entrevue. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dr Yoni Freedhoff a fondé un organisme afin d'aider les gens à perdre du poids sans passer par la chirurgie.

Photo : Radio-Canada

Le rythme de vie des enfants a changé de sorte qu’ils passent aujourd’hui beaucoup plus de temps en voiture et ne jouent pas autant à l’extérieur que les générations précédentes.

Les Maritimes sont en tête de liste pour de nombreux problèmes sociaux, et l’obésité infantile en fait partie, dit Sara Kirk, professeure en promotion de la santé à l’Université Dalhousie. Comme pour les autres maladies chroniques, il s’agit d’un fardeau énorme pour le système de santé.

Les bénéfices d’un repas santé à la maison et les bénéfices de l’activité physique et du jeu libre des enfants sont remarquables, mais nos enfants n’ont plus l’occasion d’en profiter.

Sara Kirk, professeure à l'Université Dalhousie

Le Dr. Freedhoff est néanmoins encouragé par certains signes de changement, dont le calcul des calories dans les menus.

Il aimerait voir l’apparition de nouvelles mesures, comme une taxe sur les boissons sucrées, et l’interdiction des publicités de malbouffe auprès des enfants.

Plus de 300 personnes ont assisté à la conférence sur l’obésité infantile, qui s’est déroulée à guichets fermés.

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