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  • Exclusif
  • Décès à la Maison Carignan : un proche de la victime veut faire rouvrir l’enquête policière

    Lyndia Hamel et son ami d'enfance, Étienne Fréchette, en 2012.
    Lyndia Hamel et son ami d'enfance, Étienne Fréchette, en 2012. Photo: Étienne Fréchette
    Radio-Canada

    Radio-Canada a appris qu'un ami d'enfance de Lyndia Hamel, cette jeune femme morte d'une surdose de drogues à la Maison Carignan, un centre de thérapie pour dépendances, demande à la police de Trois-Rivières de rouvrir son enquête. La police confirme que le dossier est à l'étude.

    Un texte de Marie-Pier Bouchard

    Pour Étienne Fréchette, l’ordonnance d’une enquête publique du Bureau du coroner, à la suite des révélations d'un ex-résident qui s’est confié à Radio-Canada, ce n’est pas suffisant pour faire la lumière sur les circonstances qui ont mené à la mort de son amie.

    Étienne Fréchette considère notamment, à la lecture du rapport du coroner Pascal Pelletier qui a fait réagir et sortir de l'ombre d'anciens bénéficiaires, que l’enquête policière menée après la mort de Lyndia serait incomplète.

    C’est sûr que l’enquête publique se penche sur les causes et circonstances du décès, mais s’il y a des manquements ou de la négligence, c’est plus du niveau criminel.

    Étienne Fréchette, ami de Lyndia Hamel
    Étienne Fréchette, ami d'enfance de Lyndia HamelÉtienne Fréchette, ami d'enfance de Lyndia Hamel Photo : Radio-Canada

    Dans un document de six pages accompagné de 13 pièces justificatives, qu’il a remis à la police de Trois-Rivières et dont Radio-Canada a obtenu copie, il soulève de nombreux doutes et plusieurs questions.

    Selon lui, il y aurait notamment eu négligence de la part du centre de thérapie pour dépendances et il met en lumière des articles du Code criminel.

    Par exemple, des témoins n’auraient pas été rencontrés par les policiers à la suite du décès de Lyndia Hamel et ils auraient dû l’être, selon lui.

    Les témoignages laissent présager une non-assistance à une personne en danger, entre autres, selon moi.

    Étienne Fréchette, ami de Lyndia Hamel
    Lyndia Hamel est décédée le 27 décembre 2016 d'une surdose de drogues à la Maison Carignan, un centre de thérapie pour dépendance.Lyndia Hamel est décédée le 27 décembre 2016 d'une surdose de drogues à la Maison Carignan, un centre de thérapie pour dépendance. Photo : Facebook

    Étienne Fréchette continue de croire que la mort de son amie était évitable.

    « Si la ressource avait pris ses responsabilités et avait écouté adéquatement ce que ces bénéficiaires avaient à dire, Lyndia ne serait pas décédée le 27 décembre 2016 », affirme-t-il.

    Le porte-parole de la police de Trois-Rivières, Luc Mongrain, confirme qu’un individu a bel et bien demandé de rouvrir l’enquête sur la mort de Lyndia Hamel.

    Le dossier est présentement analysé et une fois ce processus complété, on saura si l’enquête policière sera rouverte ou non.

    Deux enquêtes parallèles

    Quoi qu’il en soit, réouverture de l’enquête policière ou non, il y aura enquête publique.

    Rappelons qu’en février dernier, le Bureau du coroner a ordonné la tenue d’une enquête publique pour faire la lumière sur les circonstances du décès.

    Selon la porte-parole de l’organisation, les détails devraient être dévoilés sous peu.

    L’enquête publique doit avoir lieu au palais de justice de Trois-Rivières au cours des prochains mois.

    Mauricie et Centre du Québec

    Drogues et stupéfiants