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Des révélations troublantes sur le passé d'Elizabeth Wettlaufer

Elizabeth Wettlaufer à l'extérieur du palais de justice de Woodstock, en 2017.

Elizabeth Wettlaufer à l'extérieur du palais de justice de Woodstock, en 2017

Photo : La Presse canadienne / Peter Power

Radio-Canada

L'ex-infirmière Elizabeth Wettlaufer, condamnée à la prison à vie pour le meurtre de huit patients dans des centres de soins prolongés, avait déjà volé des médicaments au travail, fait une surdose et fait l'objet de mesures disciplinaires. Elle avait été renvoyée et embauchée de nouveau.

Les informations ont été dévoilées à l'enquête publique sur les résidences pour personnes âgées qui a commencé mardi à St. Thomas, dans le sud-ouest de l'Ontario.

L'enquête doit permettre d'identifier les lacunes qui ont permis à Elizabeth Wettlaufer de commettre ses crimes au cours des années sans se faire prendre.

Les recommandations viseront aussi à éviter qu'un tel drame ne se reproduise.

Une enquête très attendue

Les familles des victimes attendaient impatiemment ces audiences.

« Le fait que les victimes aient été tuées au moment où elles étaient le plus vulnérables a été un choc pour la province », a déclaré Alex Van Kralingen, qui représente les familles de plusieurs victimes.

« Clairement, mes clients veulent être certains que cela ne se reproduira jamais. »

Elizabeth Wettlaufer tuait ses patients en leur injectant de l'insuline. Elle a plaidé coupable en 2017 à huit accusations de meurtre prémédité, quatre de tentative de meurtre et deux de voie de fait grave.

Les proches des victimes étaient au courant des informations sur le passé de la meurtrière, mais avaient promis de garder le silence, jusqu'au début des audiences publiques.

Rétablir la confiance

« Nous pouvons commencer à guérir à partir du moment où nous sentons que l'on nous écoute », a déclaré la commissaire Eileen Gillese, en citant un ami.

Selon elle, l'enquête doit permettre de rétablir la confiance du public envers le système de soins de longue durée.

Les audiences publiques devraient durer 10 semaines.

Les recommandations finales sont attendues d'ici la fin de juillet 2019.

D'après les informations de Katherine Brulotte, de Radio-Canada et de La Presse canadienne

Toronto

Crimes et délits