•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Archives

La sécurité atteint des sommets

Une patrouille de policiers surveille une route que surplombent les montagnes rocheuses.

La sécurité était intense lors du Sommet du G7 de Kananaskis en juin 1988.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Sommet du G7, qui se tient à La Malbaie les 8 et 9 juin 2018, exige un important volet sécuritaire. Après la première rencontre des dirigeants des sept pays les plus industrialisés, l'aspect protection est devenu de plus en plus un élément central. Nos archives témoignent de cette priorité croissante au fil du temps.  

Un terroriste irlandais à Toronto?

Replongeons dans l’histoire.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Téléjournal, 18 juin 1988

Du 19 au 21 juin 1988, Toronto est la ville qui accueille la 14e réunion du G7. Comme le souligne le reportage de la journaliste Julie Miville-Dechêne diffusé au Téléjournal du 18 juin 1988, les corps policiers canadiens assurent la surveillance. 3000 agents de la paix quadrillent Toronto. C’est, à l’époque, la plus importante opération de sécurité jamais déployée au Canada.

Le journal Financial Times affirme même que les policiers photographient les clients d’un bar torontois quelques jours avant la rencontre. La raison? On craint qu’un membre de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) ne se soit infiltré au Canada.

L’Irlandais aurait voulu utiliser l’endroit pour organiser un acte terroriste contre la première ministre britannique Margaret Thatcher. Une possibilité qui inquiète les policiers. En 1984, l’IRA a commis un attentat, dans la ville anglaise de Brighton, qui avait presque coûté la vie à Mme Thatcher.

Malgré tous les efforts, la surveillance ne jouit pas d’une étanchéité à toute épreuve, comme le prouve ce fait cocasse. L’équipe de Radio-Canada a pu monter à l’étage où se situait la chambre de Margaret Thatcher 90 minutes avant son arrivée!

Je dois dire non. Ça ne devrait pas arriver!

Bob Guay, policier provincial de l’Ontario

Montrer patte blanche à Kananaskis

Les 26 et 27 juin 2002, c’est au tour du village albertain de Kananaskis d’accueillir l’événement annuel. Nous sommes quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001. La peur du terrorisme islamique est à son comble. Dans ce contexte, le Canada déploie dans cette région retirée de l’Alberta un dispositif sécuritaire particulièrement impressionnant.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Téléjournal, 24 juin 2002

Le 24 juin 2002, l’animatrice du Téléjournal Michaëlle Jean nous présente un reportage de Martine Biron. La journaliste et son équipe doivent montrer patte blanche. On vérifie leurs accréditations à deux points de contrôle successifs. À un troisième, cinq policiers passent au peigne fin leur véhicule. Martine Biron et ses collègues ne peuvent s’approcher qu’à quinze kilomètres du village où se rencontrent les invités.

... et à La Malbaie

Le 23 mai 2018, l’animatrice du Téléjournal Céline Galipeau présente un reportage du journaliste Frédéric Arnould sur la sécurité au Sommet de La Malbaie.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Téléjournal, 23 mai 2018

La région est divisée en trois zones de sécurité. La première, désignée « zone rouge », a transformé le Manoir Richelieu en forteresse. Une clôture de trois mètres de haut, flanquée de caméras très sophistiquées tous les cinq mètres, y a été construite. Seuls les dignitaires et le personnel du Manoir, qui a dû subir une enquête en règle, sont autorisés.

Rien n’est laissé au hasard non plus dans la « zone verte ». Des frégates militaires surveillent le fleuve. Les avions ne peuvent survoler la région. Les aubergistes et les habitants ne peuvent recevoir ni touristes ni membres de leurs familles.

La troisième zone est désignée « zone blanche » ou « de libre expression ». C’est un terrain vague situé à un 1,5 km du Manoir Richelieu. Les manifestants pourront y protester tant qu’ils veulent sans déranger les grands de ce monde.

L’addition du Sommet du G7 à La Malbaie s’élève à 605 millions de dollars.

Encore plus de nos archives

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.