•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'épave du bateau trouvé à Toronto en 2015 sera reconstituée en 3D

Une femme qui note sur une épave en bois.

L'épave du navire mystère est mesurée et dessinée dans le but d'en faire une reconstitution dans les prochains mois.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quatre étudiantes en archéologie nautique de l'Université A&M du Texas tentent de reconstituer un bateau à voiles trouvé dans les fonds de ce qui est aujourd'hui Concord CityPlace, à Toronto.

Un texte de Myriam Eddahia

De 9 h à 17 h, cinq jours sur sept, l'équipe d'archéologues, en collaboration avec le site national historique de Fort York, mesure, photographie et identifie les différentes parties de l'épave pour les cataloguer.

L'identification de l'épave, qui se serait échouée au début du 19e siècle, permettra d'en apprendre davantage sur l'héritage maritime de Toronto.

Pour l'instant, l’origine du bateau en chêne blanc reste un mystère, mais les fouilles archéologiques permettent de recueillir certains indices.

Ces navires n'avaient pas une longue vie active. Ils ne duraient pas.

Richard Gerrard, historien pour la Ville de Toronto

L'équipe travaille activement depuis la fin de la semaine du 28 mai pour préserver des éléments du navire qui seront utilisés pour développer un modèle 3D.

Sa reconstitution prendra toutefois plusieurs mois, selon Carolyn Kennedy, candidate au doctorat qui participe à la recherche.

La goélette trouvée à Queen's Wharf a été découverte à 700 mètres du site national de Fort York, il y a trois ans, lors du travail d'excavation du projet immobilier.

L'épave du bateau, datant d'environ 1820 à 1830, a été trouvée dans une position parallèle à l'ancien quai construit en 1833.

Une capsule témoin

Malgré les incertitudes entourant l'épave, les restes du navire dévoilent quelques indicateurs. Par exemple, les étudiantes ont compté une centaine de clous en fer, tous forgés à la main.

Le bateau aurait également été réparé et modifié, selon les observations des archéologues.

« L’équipage devait être constitué de six à sept personnes », dit l'historien de la Ville de Toronto, Richard Gerrard.

« Notre objectif est de faire une documentation la plus complète possible puisque nous retournons au Texas à fin du mois de juin pour entamer l'étape de la reconstitution  », dit la candidate à la maîtrise Julia Herbst.

Il s'agit du plus ancien bateau découvert à Toronto, selon M. Gerrard.

Les artéfacts trouvés comme des assiettes en céramique et un marteau témoignent, selon Carolyn Kennedy, du quotidien et du comportement des gens de l'époque.

Les archéologues ont remarqué une poulie marquée d’une flèche ce qui, selon eux, déterminerait une appartenance au régime britannique.

Selon M. Gerrard, trouver l’identité exacte du bateau d'ici la fin du mois de juin n’est pas un objectif réaliste, mais cette recherche permettra de mieux comprendre le contexte qui s’y rattache.

L'équipe sur le terrain souhaite que les restes de la goélette soient exposés dans un musée.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !