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Les manifestants autochtones menacés d’expulsion de leur campement à Regina

Des pancartes devant un tipi afin de réclamer la justice pour les enfants autochtones et un panneau qui compte 98 jours de protestation
Un camp de protestation a été établi devant le palais législatif de Regina, à la fin février, à la suite des verdicts de non-culpabilité prononcés dans les procès relatifs à la mort de Colten Boushie et de Tina Fontaine. Photo: Radio-Canada / Raphaël Beaumont-Drouin
Radio-Canada

La Commission de la capitale provinciale de la Saskatchewan a envoyé un avis d'infraction aux manifestants qui campent devant l'Assemblée législative à Regina. Ils avaient jusqu'à mardi, à 17 heures, pour quitter les lieux, sans quoi ils pourraient faire face à des poursuites éventuelles.

Quatre-vingt-dix-huit jours après l’établissement de leur campement, les activistes dénoncent encore l'injustice envers les jeunes Autochtones.

La Commission de la capitale provinciale leur a signalé, mardi matin, plusieurs infractions comme l’interdiction de camper pendant la nuit, de monter des tentes et de faire du feu dans le parc Wascana.

Un tipi dans un parc entouré de manifestants à pied et en véloMardi, à l’approche de l’échéance du délai accordé par les autorités, plusieurs dizaines de manifestants se sont réunis en signe de solidarité avec les campeurs. Photo : Radio-Canada / Raphaël Beaumont-Drouin

Le sous-ministre des Services centraux et président du bureau de la commission de la capitale provinciale, Richard Murray, a indiqué qu’à l’approche de la fête du Canada, les équipes de sécurité et lui même sont inquiets de devoir déplacer des manifestations durant les festivités.

Nous leur avons permis d'être sur place durant près de 100 jours, mais l’été est arrivé et le parc commence à se remplir.

Richard Murray, sous-ministre des Services centraux

M. Murray espérait que les manifestants obtempéreraient et quitteraient les lieux avant mardi soir.

À 18 h, mardi, le campement n’avait toujours pas été évacué par les manifestants, mais aucune force policière n’avait été déployée pour les forcer à partir.

Un des manifestants autochtones qui campent devant l'Assemblée législative, Prescott Demas, a quant à lui assuré qu’il n’avait pas l’intention de s’en aller.

Notre but était de venir ici et d’être entendus.

Prescott Demas, manifestant autochtone

La semaine dernière, les manifestants avaient déjà invité M. Murray à discuter, mais les négociations avaient été abandonnées. Le sous-ministre avait refusé de se rendre dans les tipis du campement, qu’il qualifie d’illégaux, et les manifestants avaient, quant à eux, refusé de participer à la réunion dans les bureaux de la Commission de la capitale provinciale.

Les activistes ont installé le camp de fortune le 28 février, en réaction aux verdicts de non-culpabilité prononcés à l’encontre de Gerald Stanley et de Raymond Cormier.

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