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Terres inondées au N.-B. : l’agriculture permise, mais non la cueillette de crosses de fougère

Une ferme inondée
Des terres agricoles ont été inondées ce printemps au Nouveau-Brunswick. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick autorise les fermiers à cultiver leurs champs qui ont été inondés ce printemps, mais l'interdiction de consommer des crosses de fougère provenant des zones sinistrées reste en vigueur.

La directive est formelle. À cause de la pollution par les eaux usées et des déversements de produits pétroliers, il ne faut pas manger de crosses de fougères qui ont poussé dans des zones inondées. Les personnes qui tiraient un revenu de cette cueillette en seront donc privées cette année.

La règle ne s'appliquera toutefois pas aux cultures commerciales, annonce le gouvernement.

Les fermiers contactés par le gouvernement comptent cultiver leurs terres, souligne Kevin McCully, directeur provincial de l'agriculture au ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches.

Des pousses de fougère sur la berge d'un ruisseauLa consommation de crosses de fougère dans les zones touchées par les inondations du printemps reste interdite. Photo : Radio-Canada

Le ministère assure que les produits cultivés sur ces terres seront sains, même si aucun test n'a été fait. Il n'y a pas de procédure en place pour interpréter les résultats, ce qui rendrait les tests inutiles, selon M. McCully.

Et d'après le ministère, la contamination est pire pour les plantes qui ont déjà commencé leur croissance, comme les fougères, que pour celles qui seront plantées après les inondations.

La médecin-hygiéniste en chef disait craindre des contaminations aux coliformes et aux produits pétroliers, mais une observation visuelle a suffi, selon Kevin McCully, pour déterminer qu'il n'y avait pas de contamination dans les champs.

Le ministère de l'Agriculture assure que sa décision a été prise en collaboration avec la médecin-hygiéniste en chef, à qui nous avons tenté de parler, mais sans succès.

D’après un reportage de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

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