•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le pasteur baptiste Claude Guillot subit son procès

Claude Guillot dans les couloirs du palais de justice de Québec
Le pasteur Claude Guillot (au centre) Photo: Radio-Canada / Yannick Bergeron
Radio-Canada

Le pasteur Claude Guillot était un homme contrôlant, a lancé l'avocate de la poursuite à l'ouverture du procès du pasteur accusé d'avoir brutalisé des enfants pendant plusieurs années.

Un texte de Yannick Bergeron

L'homme de 67 ans fait face à 22 chefs d'accusation sur six présumées victimes.

L'avocate de la poursuite, Me Sonia Lapointe, entend prouver que le pasteur a donné des corrections physiques avec une palette de bois et soumis les enfants à des sévices physiques, comme se tenir debout pendant de nombreuses heures, voire des jours.

Les gestes auraient débuté dans la région de Victoriaville dans les années 1980, lorsque Claude Guillot enseignait dans une école baptiste.

Dénoncé par des élèves, Guillot a déménagé à Québec, où il a développé une école à la maison en appliquant un programme « d'éducation chrétienne particulière », a indiqué Me Lapointe.

Lors de la perquisition du domicile du pasteur en décembre 2014, les policiers ont remarqué plusieurs caméras de surveillance à l'extérieur du bungalow du quartier Chauveau.

Premier témoin

Le premier témoin présenté par la poursuite est un technicien en scène de crime. Denis Turcotte de la police de Québec a réalisé près de 400 photographies lors de la perquisition.

Il a fait remarquer que les fenêtres étaient vissées, ce qui en empêche l'ouverture. Sur une fenêtre à manivelle, la poignée était absente et le mécanisme, bloqué.

Photo montrant une fenêtre vissée tirée de l'album de la police de Québec déposé en preuve.Photo tirée de l'album de la police de Québec déposé en preuve. Photo : SPVQ

Dans une chambre d'enfant de la résidence de Guillot, en plus des vis à la fenêtre, les policiers ont noté l'ajout d'une pellicule sur le verre, empêchant de voir au travers.

En contre-interrogatoire, l'avocate du pasteur a fait confirmer au policier qu'il s'agissait d'une chambre de filles. Elle lui a demandé s'il savait que le résidence voisine se trouvait tout près de cette fenêtre, ce que le policier n'avait pas vérifié.

Le policier Turcotte a aussi décrit la découverte d'une porte dans un faux mur du sous-sol.

« On a eu toute une surprise », a-t-il indiqué en constatant qu'un espace caché contenait une grande quantité de nourriture de toutes sortes.

Me Sonia Lapointe prévoit faire entendre une vingtaine de témoins, dont les six plaignants, au juge Christian Boulet qui entend la cause.

Le pasteur est défendu par Me Suzanne Corriveau. Le procès devrait se poursuivre durant trois semaines.

Québec

Justice et faits divers