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Lent retour à la normale après les inondations au Nouveau-Brunswick

Des gens sur un canot près d'une maison inondée vérifient s'il y a toujours quelqu'un à l'intérieur.
L'inspection des propriétés inondées, une étape essentielle du calcul des indemnisations, est pratiquement terminée dans le sud du N.-B. Photo: Radio-Canada / Michel Corriveau
Radio-Canada

La gouvernement a reçu plus de 2600 demandes d'indemnisation depuis le lancement de son programme d'aide, le 2 mai. À ce jour, 62 Néo-Brunswickois sont toujours sans logis après les inondations historiques qui ont frappé les résidents du sud de la province le mois dernier.

Il ne s’agit là que des sinistrés qui se sont inscrits auprès de la Croix-Rouge canadienne.

Selon Geoffroy Downey, de l’Organisation des mesures d’urgence (OMU), ils seraient beaucoup plus nombreux que les 62 inscrits, puisque les gens qui ont trouvé refuge chez des parents ou des amis ne sont pas comptabilisés dans les chiffres officiels.

Geoffrey Downey, de l'Organisation des mesures d'urgence du N.-B.Geoffrey Downey, de l'Organisation des mesures d'urgence du N.-B. Photo : CBC

La Croix-Rouge a fourni une aide financière directe à quelque 550 ménages grâce aux sommes récoltées dans le cadre du fonds de secours « Inondations au Nouveau-Brunswick »

Les indemnisations se font attendre

Seules 108 personnes ont reçu des paiement anticipés à ce jour.

Selon l’inspecteur provincial Mike Mallory, la plupart des propriétés endommagées dans le sud de la province ont été inspectées. Les équipes d’inspecteurs se concentrent maintenant sur des régions en périphérie.

Il y a des propriétés isolées à travers la province qui sont inscrites. Elles sont plus éloignées du fleuve Saint-Jean [que les autres]. Il y a en a probablement quelques-unes dans la région de Grand-Sault qu’il faut rattraper

Mike Mallory, inspecteur provincial

En date du 1er juin, 1871 sinistrés ont réclamé une inspection de santé et sécurité de leur propriété, une étape essentielle du traitement de leur demande d’indemnisation. Les inspecteurs sont parvenus à examiner 90 % de ces résidences.

Ces inspections permettent d’évaluer les dommages et de préciser quelles sont les réparations nécessaires pour que les résidents puissent retourner à la maison en toute sécurité.

Neuf équipes formées de cinq inspecteurs chacune sont à l’oeuvre sur le terrain.

Les évaluations en chiffres

  • 12 000 propriétés touchées
  • 2672 demandes d’indemnisation
  • 1871 demandes d'inspection de santé et sécurité
  • 1769 résidences examinées
  • 45 inspecteurs à l'oeuvre
  • 108 paiement anticipés délivrés

Les dommages constatés varient beaucoup, selon l'inspecteur Mallory.

« Ça peut aller d’un pouce d’eau [dans la maison] à l’inondation, carrément, du rez-de-chaussée, indique Mallory. « On voit aussi des dommages structuraux aux fondations et l’accumulation de débris sur les pelouses. »

Un homme vide au bord de la route une charrette chargée de débris de bois et de végétationC'est l’heure du grand nettoyage pour certains résidents de Maugerville dont la propriété n'est plus inondée. Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

La moitié des résidences débranchées par Énergie NB n'ont toujours pas accès à l'électricité.

Si les dommages représentent 80 % de la valeur de la maison, selon son évaluation foncière, la province peut offrir de racheter la propriété.

Elle ne financera pas, cependant, le déménagement de la structure vers des terres plus élevées.

Il est toujours temps pour les sinistrés qui n’ont pas présenté de demande d’aide financière de le faire, rappelle Geoffrey Downey. Aucune date limite n’est précisée dans le programme.

D'après des renseignements de Jordan Gill, CBC

Nouveau-Brunswick

Incidents et catastrophes naturelles