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L'Est-du-Québec en manque d'enseignants

Des élèves dans une classe de niveau primaire

Le recrutement d'enseignants devient ardu dans l'Est-du-Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'année scolaire qui s'achève n'a pas été de tout repos pour les gestionnaires qui sont confrontés à une sérieuse pénurie d'enseignants.

Un texte de Louis Garneau

Dans les écoles de la Basse-Côte-Nord, les problèmes de recrutement ne sont pas nouveaux. Mais la recherche d'enseignants se complique alors que toutes les commissions scolaires vivent une pénurie.

La Commission scolaire du Littoral couvre une région particulièrement vulnérable, admet son secrétaire général : « C'est un territoire isolé, éloigné, pas de route, accessible par avion ou bateau. »

On a besoin de résidences pour nos enseignants. On n'a pas la possibilité d'avoir de listes de priorité comme dans les autres commissions scolaires.

Marc-André Masse, directeur, ressources humaines et secrétaire général, Commission scolaire du Littoral
Marc-André Masse est directeur des ressources humaines et secrétaire général à la Commission scolaire du LittoralAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc-André Masse, directeur des ressources humaines et secrétaire général à la Commission scolaire du Littoral.

Photo : Radio-Canada

De l'autre côté du Saint-Laurent, la Commission scolaire des Monts-et-Marées manque de suppléants.

L'administration a dû resserrer les règles pour l'attribution de congés sans solde, afin de préserver la qualité des services.

Nous avons annoncé nos couleurs à l'ensemble du personnel et ils comprennent la chose. Parce qu'il y a un roulement au niveau des suppléances dans une même classe, ce qui est inacceptable.

Céline Lefrançois, présidente de la Commission scolaire des Monts-et-Marées
Céline Lefrançois est présidente de la Commission scolaire Monts-et-MaréesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Céline Lefrançois, présidente de la Commission scolaire Monts-et-Marées.

Photo : Radio-Canada

Le recrutement se fait par le bouche-à-oreille, sur Internet, dans les universités et dans les salons de l'emploi.

En Basse-Côte-Nord, la pénurie constante pousse les gestionnaires à chercher des enseignants bien au-delà de la région, admet Marc-André Masse.

« On a déjà recruté jusqu'à Vancouver, les Maritimes font partie aussi de notre recrutement pour le secteur anglophone. Francophone, c'est un peu partout à travers la province. »

Une centaine de personnes vivent à Baie-des-Moutons, une petite communauté anglophone de la Basse-Côte-NordAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une centaine de personnes vivent à Baie-des-Moutons, une petite communauté anglophone de la Basse-Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada

La pénurie de personnel s'aggrave partout dans les écoles. Elle est déjà criante à Baie-Comeau, Rimouski et Matane, notamment.

C'est beaucoup plus grave qu'avant. Au cours de ma carrière, même à un moment donné, on avait trop de finissants au BAC en enseignement.

Céline Lefrançois, présidente de la Commission scolaire des Monts-et-Marées

Les statistiques révèlent que les programmes d'enseignement de l'Université du Québec à Rimouski produisent moins de diplômés qu'avant.

En éducation préscolaire et primaire, il y avait 62 finissants à Rimouski il y a dix ans. En 2017, seulement 18 étudiants ont obtenu leur diplôme.

D'après le reportage de Marlène Joseph-Blais

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