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Vaste recherche de cinq ans sur l’habitat de l’orignal

Un orignal

Même si la densité d'orignaux est l'une des plus importantes de l'est du Canada, l'orignal matanais ou matapédien demeure méconnu.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Comment concilier aménagement forestier et habitat de l'orignal au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie ? Une recherche sans précédent sera réalisée sur le sujet au cours des cinq prochaines années.

Un texte de Laurie Dufresne, d’après les informations de Michel-Félix Tremblay

L'Université du Québec à Rimouski (UQAR), ainsi que divers partenaires dont la SÉPAQ, entendent investir 1,2 million de dollars pour cette vaste recherche. L'équipe du Laboratoire de recherche en gestion de la faune terrestre entend aussi cogner à la porte du gouvernement fédéral.

Près de 25 chercheurs, biologistes et étudiants travailleront sur 12 projets étendus sur 4 ou 5 ans.

C’est une offensive de recherche assez spectaculaire.

Martin-Hugues St-Laurent, professeur et chercheur en écologie animale

Certains accusent les orignaux d'empêcher les forêts de croître. D'autres accusent plutôt l’industrie de ne pas se préoccuper des orignaux dans sa façon de penser la foresterie.

« Est-ce qu'on peut faire en sorte que l'orignal endommage moins la végétation d'avenir pour l'industrie et d'un autre côté que les pratiques soient un peu plus flexibles, pour être en mesure de soutenir les hausses de population d'orignaux? », propose le professeur et chercheur en écologie animale de l’UQAR, Martin-Hugues St-Laurent.

Martin-Hugues St-Laurent, professeur et chercheur en écologie animale de l’UQAR, s'adresse à un journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Martin-Hugues St-Laurent, professeur et chercheur en écologie animale à l’UQAR

Photo : Radio-Canada

Même si la densité d'orignaux est l'une des plus importantes de l'est du Canada, l'orignal matanais ou matapédien demeure méconnu.

« L'orignal à haute densité, en forêt habitée, comme ce que l'on a ici en l'absence de grands prédateurs, c'est quelque chose qui n'est pas représentatif des gros efforts de recherche qui ont eu lieu majoritairement sur la rive nord du Saint-Laurent », ajoute Martin-Hugues St-Laurent.

Les chercheurs espèrent ainsi que les décisions prises ultérieurement dans l'aménagement du territoire s'appuient davantage sur la science que sur des considérations politiques.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Faune et flore