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Google met fin à sa collaboration contestée avec le Pentagone

Un drone militaire photographié devant un drapeau américain.

L'armée américaine, comme celles d'autres pays, utilise des drones commandés à distance par des humains.

Photo : Reuters / Dominick Reuter

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Google va renoncer à une collaboration portant sur l'intelligence artificielle avec le ministère de la Défense américain, un contrat qui a provoqué de gros remous parmi les employés du géant technologique, selon ce que rapportaient des médias américains vendredi.

Un dirigeant a informé les employés de Google vendredi que le contrat avec le Pentagone ne serait pas renouvelé lorsqu'il arrivera à échéance l'an prochain, selon le New York Times et le site web spécialisé en nouvelles technologies Gizmodo.

Malaise à l'interne

Bien qu'évalué par la presse à moins de 10 millions de dollars, ce contrat – au sujet duquel Google reste extrêmement discret – avait suscité ces dernières semaines l'indignation de milliers de salariés, estimant que cette collaboration avec les militaires était contraire aux valeurs de l'entreprise.

À la mi-mai, une pétition d'employés de Google, lancée en février pour demander à l'entreprise de rester en dehors du « commerce de la guerre », avait réuni plus de 4000 signatures alors qu'une douzaine d'employés avait menacé de démissionner. « Nous demandons que le programme Maven soit annulé et que Google rédige, rende publique et mette en œuvre une politique claire disant que Google ou ses sous-traitants ne construiront jamais de technologie de guerre », mentionnait la pétition.

Rendre les drones intelligents

Ce programme porte sur l'utilisation de l'intelligence artificielle pour aider les drones à mieux distinguer les humains des objets.

Pour des organisations comme l'Electronic Frontier Foundation et le Comité international pour le contrôle des armes-robots (ICRAC), cela ouvre la voie à la suppression de toute intervention humaine dans les missions des drones. L'armée américaine, comme celle d'autres pays, utilise des drones commandés à distance par des humains pour des missions de reconnaissance, de renseignement ou pour procéder à des bombardements, en Afghanistan, par exemple.

Les géants technologiques, comme Google, Microsoft et Amazon, sont sur les rangs pour remporter un énorme contrat avec le Pentagone, qui souhaite recourir au nuage informatique. Le contrat est connu sous l'acronyme JEDI, pour Joint Enterprise Defense Infrastructure.

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