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Fin de la tutelle de Madrid en Catalogne

Quim Torra dirige le nouveau gouvernement de la Catalogne.

Photo : AFP/Getty Images / Pau Barrena

Reuters

Un nouveau gouvernement régional dirigé par l'indépendantiste Quim Torra a prêté serment samedi en Catalogne, ce qui met fin à l'administration directe qu'exerçait Madrid sur la région sécessionniste depuis l'automne dernier.

L'exécutif catalan prend ses fonctions le jour même de l'investiture d'un nouveau président du gouvernement en Espagne, le socialiste Pedro Sanchez, après la motion de censure adoptée contre Mariano Rajoy, au pouvoir depuis six ans.

Quim Torra est un proche du président destitué de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, actuellement en Allemagne, où le parquet a demandé son extradition vers l'Espagne. Puigdemont est poursuivi par la justice espagnole pour rébellion.

« Le gouvernement mettra tout en oeuvre pour évoluer vers un État indépendant sous la forme d'une république », a-t-il dit après son investiture, réitérant des positions déjà exprimées.

Des séparatistes ont scandé « Llibertat ! Llibertat ! » pendant la cérémonie de prestation de serment.

Des manifestants devant un balconAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants ont réclamé la « libération des prisonniers politiques » durant l'investiture du nouveau gouvernement de la Catalogne.

Photo : AFP/Getty Images / Pau Barrena

Quim Torra a proposé à Pedro Sanchez de le rencontrer pour discuter de l'avenir de la Catalogne.

« Parlons, traitons cette question, prenons des risques, vous et moi. Nous devons nous asseoir autour de la même table et négocier, de gouvernement à gouvernement », a dit le chef de l'exécutif catalan.

Pedro Sanchez se dit prêt à dialoguer avec les autorités catalanes, mais il s'oppose à tout référendum sur l'indépendance.

Malgré le soutien de six partis à la motion de censure déposée contre Mariano Rajoy par son parti le PSOE (Parti socialiste-ouvrier espagnol), le nouveau président du gouvernement ne peut s'appuyer que sur 84 élus socialistes à la chambre basse du Parlement, qui compte 350 membres, ce qui réduit fortement sa marge de manœuvre, notamment sur le dossier catalan.

En vertu de la Constitution espagnole, l'administration directe de Madrid sur la Catalogne prend fin automatiquement à l'investiture d'un nouveau gouvernement régional.

L'exécutif catalan avait été limogé l'an dernier par Mariano Rajoy, après le référendum d'autodétermination du 1er octobre jugé illégal par la justice espagnole.

Le président du gouvernement central avait également convoqué des élections régionales anticipées en décembre, espérant inverser le rapport de force en faveur des unionistes, mais le scrutin a donné lieu à une nouvelle victoire du camp indépendantiste.

Le nouvel exécutif régional compte huit hommes et six femmes. Elsa Artadi devient porte-parole du gouvernement local en remplacement de Jordi Turull, en prison dans l'attente de son procès.

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