•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les voitures ne peuvent plus traverser le mont Royal par la voie Camillien-Houde

Le reportage de Michel Marsolais
Radio-Canada

Si vous avez l'habitude d'emprunter la voie Camillien-Houde, sachez qu'il s'agit maintenant d'un cul-de-sac. Jusqu'au 31 octobre prochain, il sera interdit de traverser Montréal en voiture en empruntant le raccourci du mont Royal.

Un texte de Sarah Sanchez

Le projet pilote de l’administration Plante vise à assurer une cohabitation plus sécuritaire entre les usagers et à redonner le parc aux citoyens.

Le décès du jeune Clément Ouimet, happé par un automobiliste en octobre dernier, a incité la Ville à aller de l’avant rapidement avec cette idée, sur la table depuis des années.

Il est encore possible de se rendre sur la montagne avec son véhicule, mais il faut revenir en faisant demi-tour.

Seuls les piétons, les cyclistes, les autobus et les véhicules d'urgence peuvent monter sur Camillien-Houde et redescendre sur le chemin Remembrance, ou vice versa.

« Se réapproprier la montagne »

Le « <img data-nonbreaking src=Le « Café suspendu » a été inauguré sur le belvédère Camillien-Houde, lors de la première journée du projet pilote qui interdit la circulation de transit sur le mont Royal Photo : Radio-Canada

La Ville a mis en place des aménagements temporaires : des aires de repos près des abribus et un café avec balançoires, qui permet d’admirer la vue du belvédère Camillien-Houde en buvant une boisson fraîche.

Une autre aire de détente sera installée sur le côté ouest de la montagne d’ici la mi-juin. Il sera possible d'y faire du yoga et de contempler le coucher du soleil.

« C’est important de comprendre que c’est une vision pour se réapproprier de la montagne, de rendre l’expérience plaisante quand tu viens ici », explique Alain Vaillancourt, conseiller d’arrondissement du district Saint-Paul–Émard–Saint-Henri-Ouest, pour Projet Montréal.

« Pour faire en sorte de rendre l’expérience plaisante, c’est une première étape d’éliminer le trafic de transit », ajoute le cycliste habitué de la côte Camillien-Houde.

Vous voyez, déjà aujourd’hui, c’est plus achalandé qu’à l’habitude, l’atmosphère est plus détendue, plus festive. Il y a des gens qui viennent ici que je ne vois pas d’habitude. [...] Des marcheurs sont sortis du bois, sont venus ici sur le belvédère

Alain Vaillancourt, conseiller d’arrondissement du district Saint-Paul–Émard–Saint-Henri-Ouest

La Ville a aussi lancé une programmation estivale, qui comprend des activités pour enfants et des projections de films sur le belvédère.

Consultations publiques

Les citoyens sont invités à participer aux consultations publiques en ligne.

Un rapport sera déposé à l’automne, ce qui permettra à l’administration Plante d’ajuster le tir pour l’an prochain.

Des policiers bloquent l'accès pour traverser la montagne en voiture, au premier jour du projet pilote qui interdit la circulation de transit sur la voie Camillien-Houde et le chemin Remembrance. Des policiers bloquent l'accès pour traverser la montagne en voiture, au premier jour du projet pilote qui interdit la circulation de transit sur la voie Camillien-Houde et le chemin Remembrance. Photo : Radio-Canada

À peine entamé, le projet-pilote est déjà contesté par des automobilistes.

Plus de 10 000 véhicules empruntent la voie Camillien-Houde quotidiennement. La Ville estime qu’environ 400 voitures par heure traversent la montagne en période de pointe.

L’administration Plante affirme avoir procédé à des études de circulation qui démontrent que la mesure n’engorgera pas les rues autour de la montagne.

« On connaît la capacité des voies qui contournent le mont Royal. Il y en a plusieurs et, ce qui a été constaté, c’est qu’il y a encore beaucoup de capacité sur ces rues-là, ces voies-là, ces boulevards-là », soutient la conseillère municipale responsable du transport actif, Marianne Giguère.

La circulation de transit qui passait par Camillien-Houde va se répartir un peu partout. Les gens vont prendre des rues qu’on ne soupçonne même pas.

Marianne Giguère, conseillère municipale responsable du transport actif pour Projet Montréal

« Peut-être qu’au début à certaines intersections, on va remarquer des temps d’ajustements, on va observer une augmentation plus visible de l’achalandage, mais les ingénieurs de circulation sont confiants qu’il n’y aura pas d’impact au point où il faille les gérer. »

Grand Montréal

Circulation