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Offrir son temps pour être nourri et logé : une bonne façon de voyager

Ranch 9 Finger à Rossburn au Manitoba
Radio-Canada

Des auberges de jeunesse dans le monde entier offrent l'hébergement gratuit en échange d'heures de volontariat. Les aventuriers qui veulent vivre ce genre d'expérience peuvent aussi le faire dans les Prairies.

Un texte de Sandra Poirier

Au Manitoba, les propriétaires du ranch 9 Finger, à Rossburn, accueillent depuis 2011 des voyageurs désireux de participer aux tâches quotidiennes. C’est sur leur terrain que se trouve l’unique auberge de jeunesse du Manitoba affiliée au réseau Hostelling International (HI).

Raphaëlle Paré-Turgeon, une étudiante québécoise, séjourne pendant trois semaines sur la propriété d’Ilse et Thomas Ketelsen, située au sud du parc national du Mont-Riding. Elle collabore à diverses tâches, de la préparation des repas à l’entretien des potagers et plates-bandes.

En échange, le couple Ketelsen lui offre gratuitement gîte et repas. « Elle peut aussi faire de l’équitation gratuitement, si elle le désire », ajoute Ilse.

Les Ketelsen offrent ce genre d’entente à un ou deux voyageurs à la fois qui acceptent de faire du volontariat pour une durée minimale de trois semaines, à raison de cinq à six heures de travail par jour. « J’essaie de donner quelques jours libres par semaine, indique Ilse, mais cela n’est pas toujours possible. »

Une femme regarde le magnifique paysage. La copropriétaire du ranch 9 Finger, Ilse Ketelsen, admire le paysage de aux alentours de Rossburn, au sud du parc national du Mont Riding, au Manitoba. Photo : Radio-Canada

Certains vont même rester avec nous pendant trois ou quatre mois.

Ilse Ketelsen, copropriétaire 9 Finger Ranch

Les entrepreneurs estiment que ce concept d’échange les aide dans la gestion de leur entreprise tout en permettant de belles rencontres.

Selon Ilse Ketelsen, le concept séduit également les voyageurs étrangers. « On a reçu des gens d'Allemagne, de France, de Chine, de Thaïlande et d'Australie », énumère-t-elle.

Pour l’étudiante en orthophonie à l’Université de Montréal, ce séjour correspond à ce qu’elle souhaitait : vivre un été loin de sa routine urbaine. « Je ne voulais pas juste être une globe-trotter, explique Raphaëlle Paré-Turgeon. Je voulais m’arrêter et être avec les gens. » Elle avait exploré le Canada il y a deux ans, mais ne s'était pas vraiment « arrêtée pour découvrir les gens ».

J’avais besoin d'histoires, savoir comment les gens vivent ailleurs.

Raphaëlle Paré-Turgeon, étudiante

Apprendre tout en voyageant

Le séjour en terre manitobaine aura été formateur sur plusieurs plans pour Raphaëlle Paré-Turgeon. « Surtout, j’aurai trouvé un calme et un moment présent que je n'avais pas avant de venir ici. Cela aura été mon plus gros apprentissage au cours de mes trois semaines », conclut celle qui poursuit son aventure estivale vers le Royaume-Uni. Là-bas, elle travaillera également dans une auberge de jeunesse pendant cinq semaines.

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