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Archives

Le recyclage du plastique, une préoccupation dès les années 70

Gros plan sur des déchets dans des sacs de plastique sur un terrain vague.

Le sac de plastique, symbole de la société de consommation, est utilisé partout dans le monde.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À compter du 27 septembre 2022, un règlement de la Ville de Montréal interdira aux commerçants d’offrir des sacs de plastique à leurs clients. Nos archives témoignent de l'éveil à cette problématique et des tentatives pour y trouver des solutions.

Un assassin de moins en moins discret

« Je les vois au printemps. Je ne suis pas heureux de les voir circuler dans le vent, s’accrocher après une clôture ou sur une branche d’arbre. Ce n’est pas beau. »

Cette critique à propos des sacs de plastique a été exprimée non pas en 2022, mais en 2006.

Robert Lemieux, président de Recyc-Québec, s'exprimait ainsi dans un reportage présenté le 24 décembre 2006 à l’émission La semaine verte. Son commentaire montre aussi le désenchantement graduel de la société à l'égard d'un produit dont elle s’était fortement entichée depuis le début des années 1970.

Reportage de l’animateur Errol Duchaine et du réalisateur Michel Dumontier sur la présence de plus en plus problématique des sacs de plastique dans l’environnement.

Ce reportage présenté par l’animateur Errol Duchaine dresse un portrait complet de la nuisance que constituent les sacs de plastique en 2006.

Entre 1,4 et 2,7 milliards de sacs d’emplettes, principalement de plastique, sont distribués chaque année au Québec.

Si l’on s’en sert en moyenne une heure à peine, polystyrènes, polyéthylènes et polypropènes mettent plus de 400 ans à être décomposés dans l’environnement.

Une aberration alors que d'autres options, avec une empreinte écologique plus faible, sont possibles.

« On me dit que ça affecte des animaux, les oiseaux, les poissons. Je ne veux pas être responsable de ça. Bougeons! Faisons quelque chose! »

— Une citation de  Robert Lemieux, président de Recyc-Québec

La recherche d’une solution

On s’est vite aperçu du péril que constituait l’utilisation généralisée des plastiques par les consommateurs.

Dans les années 1970, les scientifiques s’activent pour trouver « la solution » afin de les dégrader ou les recycler.

Reportage de l’ animateur Paul-Émile Tremblay sur les plastiques destructibles par la lumière.

Le 21 janvier 1973, l’émission La flèche du temps, animée par Paul-Émile Tremblay, propose un reportage sur les recherches du professeur Jim Guillet de l’Université de Toronto.

La possibilité de dégrader les plastiques dépend de la longueur de leurs chaînes moléculaires. Plus ces dernières sont courtes, plus les plastiques sont denses et se dégradent lentement.

La solution de l’équipe du professeur Guillet est donc d’allonger ces chaînes pour en diminuer la densité. Cela se fait en y insérant des molécules étrangères capables d’absorber la lumière ultraviolette.

C’est ainsi que les plastiques destructibles par la lumière sont devenus une des premières réponses dans le combat pour l’élimination des plastiques.

Aujourd’hui, la lutte s’accélère, parfois avec des moyens draconiens.

Le Kenya, par exemple, les a bannis en août 2017, s’ils sont à usage unique.

En 2021, la Ville de Montréal a décidé qu'en septembre 2022, tous les sacs d'emplettes en plastique seraient bannis dans ses 19 arrondissements.

Mais partout sur la planète, une chose est certaine : la victoire concernant la lutte pour éliminer ou recycler les plastiques est loin d’être gagnée.

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