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La Catalogne en voie de retrouver son autonomie confisquée

Un homme brandit un drapeau catalan devant le siège du gouvernement.

Un homme brandit le drapeau catalan, l'Estalada, devant le Palais de la Generalitat, siège du gouvernement catalan.

Photo : La Presse canadienne / AP/Manu Fernandez

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nouveau gouvernement indépendantiste de Catalogne prendra ses fonctions samedi, a annoncé vendredi la présidence catalane, ce qui entraînera automatiquement la levée de la tutelle imposée à la cette région d'Espagne après sa tentative de sécession.

Le chef du gouvernement sortant Mariano Rajoy, avant d'être renversé vendredi par une motion de censure, avait donné son feu vert à l'entrée en fonction de la nouvelle équipe, qui n'inclut plus de ministres incarcérés ou exilés en publiant la composition du nouvel exécutif dans le journal officiel de la Generalitat (exécutif régional) de Catalogne.

Le cabinet prendra ses fonctions samedi, a annoncé la Generalitat. Cela entraînera automatiquement la levée de la tutelle de Madrid sur la région autonome imposée le 27 octobre dernier, quand le parlement régional avait proclamé en vain son indépendance.

Madrid avait refusé de publier au Journal officiel espagnol la liste du premier exécutif annoncé le 19 mai par Quim Torra et qui incluait quatre ministres emprisonnés ou exilés en Belgique après la tentative de sécession.

Mais le président catalan a finalement publié mardi une nouvelle liste sans ces quatre dirigeants indépendantistes poursuivis par la justice.

Entre-temps, M. Torra a annoncé avoir déposé une plainte pour abus de pouvoir contre M. Rajoy pour avoir bloqué la formation de son gouvernement, une « décision arbitraire » et « sans fondement légal » selon lui.

Quim Torra descend des marches pour se rendre à la tribune au Parlement catalan. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le nouveau chef du gouvernement catalan, Quim Torrra, après son élection, le 14 mai. Le ruban jaune qu'il porte et que l'on voit sur certains sièges du Parlement sont un symbole soulignant l'emprisonnement de certains indépendantistes catalan, Carles Puigdemont.

Photo : Getty Images / LLUIS GENE

Le parquet allemand demande l'extradition de Puigdemont

Le parquet allemand a demandé vendredi l'extradition de l'indépendantiste catalan Carles Puigdemont vers l'Espagne, qui veut le juger pour rébellion et détournement de fonds à la suite de sa tentative avortée de déclaration d'indépendance.

« Le parquet général estime légale la demande de remise de Carles Puigdemont » à l'Espagne pour ces deux chefs d'accusation, a-t-il indiqué dans un communiqué.

La décision finale doit revenir au tribunal compétent du Schleswig-Holstein, dans le nord du pays, qui s'est montré jusqu'ici très sceptique sur la validité de ces chefs d'accusation au regard du droit allemand.

Aucune date précise n'a été fixée pour cette décision qui devrait toutefois intervenir dans les jours ou les semaines à venir.

Carles Puigdemont, ancien président régional de Catalogne, a été arrêté fin mars dans le nord de l'Allemagne en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne.

Il s'est installé à Berlin après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire par la justice allemande, dans l'attente que son cas soit tranché.

L'ex-président catalan quitte un immeuble en briques.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ex-président catalan Carles Puigdemont, à sa sortie de prison, à Neumuenster, en Allemagne, le 6 avril.

Photo : Reuters / Fabian Bimmer

Le sort de Puigdemont entre les mains du tribunal

Pour le parquet allemand, tant l'accusation de détournements de fonds que celle de rébellion lors de la déclaration d'indépendance à l'automne dernier sont justifiées.

« Les éléments fournis par les autorités espagnoles montrent clairement que les violences en Catalogne peuvent être attribuées à l'individu recherché », dit le communiqué du parquet, favorable à une mise en détention de M. Puigdemont dans l'attente de son extradition.

Mais le tribunal régional du Schleswig-Holstein a déjà refusé par deux fois des demandes du parquet d'incarcérer M. Puigdemont. Il avait ordonné en avril la remise en liberté de la figure centrale de l'indépendantisme catalan.

Ce tribunal, qui aura le dernier mot, a laissé entendre jusqu'ici qu'il n'était pas convaincu par les accusations de rébellion. Reste à savoir s'il changera finalement son jugement ou s'il autorisera ou non une remise de M. Puigdemont pour les accusations moins graves de détournements de fonds publics.

Après la déclaration d'indépendance avortée de la Catalogne le 27 octobre, qui avait entraîné la mise sous tutelle de la région par le gouvernement central espagnol et la destitution en bloc du gouvernement de M. Puigdemont, ce dernier s'était exilé en Belgique.

Il a récemment renoncé à diriger la région dans l'espoir de sortir la Catalogne de l'impasse politique avec Madrid.

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