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Le Collège nordique francophone veut une reconnaissance des T.N.-O.

Un homme et un femme devant des micros
Josée Clermont est la directrice générale du Collège nordique francophone, et Jean-François Pitre en est le président. Photo: Radio-Canada / Mario De Ciccio
Radio-Canada

Alors que le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest tente de revoir et de bonifier son offre postsecondaire, les dirigeants du Collège nordique francophone espèrent pouvoir collaborer et contribuer à l'avenir de l'éducation dans le Territoire.

Un texte de Mario De Ciccio

Pour continuer sa croissance, le Collège nordique francophone demande au gouvernement de le reconnaître en tant qu'établissement postsecondaire. Cette reconnaissance officielle publique lui donnerait une certaine stabilité financière.

C’est pour livrer ce message que la directrice générale, Josée Clermont, et le président de son conseil d’administration, Jean-François Pitre, ont rencontré les membres du Comité permanent sur le développement social, mercredi matin.

Avec cette rencontre, et une autre prévue la semaine prochaine avec la ministre de l’Éducation, tous les deux souhaitent mieux présenter ce qu’est le Collège nordique, et ainsi mieux démontrer ce qu’il pourrait devenir.

« On voulait vraiment que les députés et que le comité nous connaissent bien parce qu’ il y a encore une mauvaise compréhension de notre mandat », estime Josée Clermont, qui ajoute être ressortie confiante de la rencontre avec les députés.

Écoutez l'entrevue complète avec Josée Clermont et Jean François Pitre.

Cet hiver, le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation a produit un document sur la gouvernance de l’éducation postsecondaire. Ce document de réflexion jette les bases pour un projet de loi, en décrivant certaines exigences relatives à la création et à l’approbation des différents établissements postsecondaires.

La direction du Collège nordique avait cependant déploré un manque d’options disponibles pour les établissements sans but lucratif comme le leur.

« Dans le document de réflexion qu’ils ont produit, si on est un collège établi par la loi, on a le droit au financement du gouvernement des T.N.-O. », explique la directrice générale. « Mais si on ne l’est pas, on doit avoir recours à des bourses. Donc, évidemment, c’est de l’instabilité financière et c’est difficile de répondre aux besoins de la communauté. »

Avec une reconnaissance territoriale, le Collège aurait aussi accès à plus de bourses du fédéral, estime Josée Clermont.

« Ça nous donnerait un financement stable, alors qu’en ce moment, c’est d’une année à l’autre », renchérit Jean-François Pitre. « Pour le moment, c’est difficile de prévoir et d'agrandir ou de devenir quelque chose à long terme. »

Des gens autour d'une table avec des microsLe Collège Nordique devant les membres du Comité permanent sur le développement social. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Selon la direction, le Collège nordique représente une partie importante, complémentaire et différenciée dans l'écosystème de l'éducation postsecondaire dans les Territoires du Nord-Ouest.

Un constat qui plaît au président du comité permanent sur le développement social, Shane Thompson.

« Je crois que [ce que le Collège nordique a à offrir] fonctionne avec la vision des Territoires », croit-il. « Le Collège nordique a une expertise, et nous devons garder ça en tête en avançant. »

Le projet de loi sur l’éducation postsecondaire

Lors de l’annonce du rapport sur l’examen des principes fondateurs du Collège Aurora, mercredi, la ministre de l’Éducation, Caroline Cochrane, a réitéré l’intention de son gouvernement de se doter d’une loi sur l’éducation postsecondaire avant la fin de son mandat.

Caroline Cochrane devant des micros.Caroline Cochrane est la ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Formation des Territoires du Nord-Ouest. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Même si l'avenir du Collège Aurora fait partie des priorités de la ministre, elle mentionne que les autres établissements seront pris en compte dans son projet de loi, pour s’assurer qu’ils offrent aussi des services de qualité.

« [Les différents établissements] ont tous leurs propres particularités », estime la ministre. « Je crois que c’est bien d’avoir des options et que nous devons être en mesure de toutes les concrétiser. »

Grand-Nord

Éducation