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Les taxes foncières sont insuffisantes, plaident les municipalités

Le maire d'Edmonton, Don Iveson (à gauche), et le maire d'Halifax, Mike Savage (à droite), au congrès de la Fédération canadienne des municipalités.

Le maire d'Edmonton, Don Iveson (à gauche), et le maire d'Halifax, Mike Savage (à droite), au congrès de la Fédération canadienne des municipalités.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les maires des grandes villes canadiennes dressent déjà leurs priorités en vue de la prochaine élection fédérale en 2019. Ils ont donné le coup d'envoi du congrès annuel de la Fédération canadienne des municipalités jeudi, à Halifax.

Les maires canadiens sont d'accord : la taxe foncière n'étant plus suffisante, les municipalités doivent bénéficier de la croissance économique d'une autre façon.

« Les villes doivent passer d'administration municipale, qui gère des services, à un vrai gouvernement local qui a une capacité de faire des choix. Pour faire ça, on a besoin de revenus fiscaux, et la taxe foncière est inadéquate, c'est une taxe du 19e siècle », déclare Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau.

Au Québec, le premier ministre Philippe Couillard et les chefs des partis d'opposition se sont engagés à transférer un point de la taxe de vente provinciale aux municipalités.

Ailleurs au pays, d'autres mécanismes pourraient, selon les maires, être imaginés pour aligner les municipalités sur la croissance économique, mais aucune proposition claire n'a cependant été évoquée.

Le maire d'Halifax illustre le problème en prenant sa ville en exemple, où la croissance économique et l'innovation excellent : « Malgré tout, notre succès [ne se reflète] pas sur l'impôt foncier ni [sur] les évaluations municipales ».

Donner plus de pouvoirs aux municipalités

Les municipalités s'entendent pour dire que non seulement elles ont besoin de plus de financement, mais aussi d'une plus grande latitude administrative.

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi (à gauche), le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin (au milieu), et le maire de Laval, Marc Demers (à droite), au congrès de la Fédération canadienne des municipalités.

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi (à gauche), le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin (au milieu) et le maire de Laval, Marc Demers (à droite), au congrès de la Fédération canadienne des municipalités.

Photo : Radio-Canada

On n'est pas là pour quêter des ressources du gouvernement fédéral. On est là pour leur dire qu'on est leur outil principal d'action pour régler des vrais problèmes sur le terrain.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Même son de cloche du côté de l'Alberta, où le maire d'Edmonton Don Iveson dit que les villes agissent sur différents enjeux, comme l'adaptation aux changements climatiques ou la disponibilité de logements abordables.

Par exemple, lors de catastrophes naturelles, ce sont les villes qui sont responsables de la collecte des déchets ou du traitement des eaux usées.

Les maires remarquent par ailleurs un certain progrès concernant la stratégie nationale sur le logement lancée l'an dernier, mais n'ont pas encore reçu d'argent du fédéral alors qu'ils estiment les besoins en la matière réels et urgents.

Le congrès de la Fédération canadienne des municipalités se poursuit jusqu'à dimanche.

Avec les informations d'Olivier Lefebvre

Nouveau-Brunswick

Politique municipale